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    Les nuages noirs de la rentrée

    Le chroniqueur qui revient à son exercice hebdomadaire après le silence de l’été se gratte la tête, entre angoisse et interrogation. Il a suivi comme tout un chacun les informations prudemment distillées sur les négociations pré-gouvernementales. Et comme tout le monde, il n’ y voit pas très clair. Il salue certes l’obstination sereine du préformateur mais ne sait trop que penser des possibilités réelles d’accord ni du prix qu’elles supposent. L’évidence, par contre, c’est que les lignes ont sérieusement bougé en moins de trois mois. Quel que soit le sort des négociations actuelles, celles qui suivront inévitablement, dans un esprit de compromis ou de rupture, partiront sur la base des acquis engrangés. (Lire la suite…)

    Survivre au 11 septembre

    Septembre en t’attendant, Alissa Torres et Sungyoon Choi, Casterman/Ecritures, 2009, 217 pages.

    Les attentats du 11 septembre 2001 ont donné lieu a plusieurs bandes dessinées dont la plus célèbre est certainement celle d’Art Spiegelman, A l’ombre des Tours mortes (Casterman). A chaque fois, elles étaient signées par des auteurs présents à New York ce jour-là et témoins plus ou moins proches des événements. Septembre en t’attendant est très différent. Son inspiratrice et scénariste n’appartient pas du tout au monde de la BD mais a perdu son mari dans cette tragédie alors qu’elle était enceinte de plus de sept mois. C’est son expérience personnelle qu’elle a voulu raconter dans ce qui restera sans doute comme une date dans ce type d’ouvrages. (Lire la suite…)

    3 septembre 2010 | Dans Culture, Lucien Putz, Musique | Pas de commentaire »

    Solos et duos de Pierre Van Dormael: une audition impromptue au Rideau Rouge de Lasne

    Pierre Van Dormael, Solos, duos (avec Hervé Samb), Mogno Music, 2008, avec une préface de Philip Catherine.

    Rien de tel qu’une musique dont l’écoute n’était pas préméditée, une musique qui traverse le brouhaha des voix pour s’imposer à nous, et s’immiscer dans nos conversations jusqu’à les interrompre, à en faire dévier le cours, et à en devenir pendant quelques instants le sujet quand l’un d’entre nous pose la question: tiens, c’est qui ce musicien qu’on entend là…? C’est ce qui est arrivé, en juin dernier, au Rideau Rouge, ce bel endroit discret, un peu secret, situé à Lasne, après un concert en solo d’Yvan Paduart. Le concert s’étant déroulé devant un parterre d’une dizaine de (Lire la suite…)

Solos et duos de Pierre Van Dormael: une audition impromptue au Rideau Rouge de Lasne

Pierre Van Dormael, Solos, duos (avec Hervé Samb), Mogno Music, 2008, avec une préface de Philip Catherine.

Rien de tel qu’une musique dont l’écoute n’était pas préméditée, une musique qui traverse le brouhaha des voix pour s’imposer à nous, et s’immiscer dans nos conversations jusqu’à les interrompre, à en faire dévier le cours, et à en devenir pendant quelques instants le sujet quand l’un d’entre nous pose la question: tiens, c’est qui ce musicien qu’on entend là…? C’est ce qui est arrivé, en juin dernier, au Rideau Rouge, ce bel endroit discret, un peu secret, situé à Lasne, après un concert en solo d’Yvan Paduart. Le concert s’étant déroulé devant un parterre d’une dizaine de (Lire la suite…)

Les nuages noirs de la rentrée

Le chroniqueur qui revient à son exercice hebdomadaire après le silence de l’été se gratte la tête, entre angoisse et interrogation. Il a suivi comme tout un chacun les informations prudemment distillées sur les négociations pré-gouvernementales. Et comme tout le monde, il n’ y voit pas très clair. Il salue certes l’obstination sereine du préformateur mais ne sait trop que penser des possibilités réelles d’accord ni du prix qu’elles supposent. L’évidence, par contre, c’est que les lignes ont sérieusement bougé en moins de trois mois. Quel que soit le sort des négociations actuelles, celles qui suivront inévitablement, dans un esprit de compromis ou de rupture, partiront sur la base des acquis engrangés. (Lire la suite…)

Chroniques d’été : le diable se cache dans les détails

Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois..

[Si peu chronique d’été, j’ai dû arracher la plus grosse partie de mes tomates à l’extérieur. Le trop plein de pluie a eu raison de mes soins. Suivez les aventures du potager sur www.grainesdevie-grez-doiceau.be ]

Une table qui a vécu au nombre d’entailles qui la balafrent. Une théière qui a connu des jours meilleurs.

Une petite blonde, potelée, soupire en reposant sa gazette : « Il ne saurait rien sortir de bon de ces négociations. (Lire la suite…)

Francesco Cossiga s’en est allé

Avec la mort de Francesco Cossiga s’en est allée, ce dix-huit août 2010, une part importante de l’histoire de la République italienne. Ou plutôt des histoires de la République italienne.   Car hormis Carlo Azeglio Ciampi et Giulio Andreotti, peu d’hommes politiques transalpins peuvent se prévaloir d’un cursus politique aussi prestigieux que le sien : Secrétaire d’état, plusieurs fois ministre, Premier ministre, Président de la République, sénateur à vie, Président émérite de la République. Membre de l’aile gauche de la Démocratie chrétienne, il fut aussi l’un des plus éminents dirigeants de ce monde catholique-libéral qui a régné en maître, durant près d’un demi-siècle, sur l’Italie. (Lire la suite…)

Être et avoir été

Cet été, j’aurais eu honte d’être Français. Ce n’est pas d’aujourd’hui que je n’aime pas la politique de Nicolas Sarkozy, mais là, on a franchement dépassé les limites du tolérable, avec des projets de loi et des attitudes qui ont des relents nauséabonds. A trop vouloir draguer les voix du Front National, c’est à une banalisation des idées racistes et xénophobes à laquelle se livre le gouvernement. Sans parler de l’hypocrisie, voire du ridicule de certaines mesures, comme celle qui consiste à renvoyer les Roms en Roumanie, avec une prime de 300 €, alors que ces citoyens européens ont tout à fait le droit de revenir quand ils veulent en France… (Lire la suite…)

Comme un arbre

A l’aube de la rentrée cinématographique qui s’annonce foisonnante (avec les primés de Cannes, entre autres), épinglons trois films à l’affiche où brillent trois actrices. Le premier, avec Charlotte Gainsbourg, est un des plus beaux de l’année. Le deuxième, tourné à Ostende, propose une Isabelle Huppert épatante. Le troisième est un ratage, malgré la présence de l’excellente Kristin Scott Thomas.

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Chroniques d’été : un ringard, remueur de choses.

Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois..
Un champ de bleuets (faux) et de coquelicots (vrais), une brise douce et l’ombre d’un pommier sauvage, une légère odeur de tabac douceâtre…
Une jeune femme en pantalon bouffant, arc-en-ciel, dit en pouffant « Je viens de signer une pétition pour sauver la chronique quotidienne de Paul Hermant sur la RTBF. Moi aussi, répond sa voisine plus courtement mais sobrement vêtue. »
-          Pourquoi faut-il toujours que ces moments de poésie disparaissent, reprend la première.
-          Parce que c’est ringard, s’exprime le petit gros (Lire la suite…)

Mémorable pique-nique

L’Ecran Total à l’Arenberg, alternative idéale à l’offre cinématographique estivale, est aussi une formidable occasion de rattraper ses « grands classiques pas encore vus ». Mon rattrapage de jeudi soir fut australien. De la carrière de Peter Weir, le plus grand des cinéastes australiens, on ne connaît que trop bien ses films américains: Witness, Le Cercle des Poètes Disparus, The Truman Show, Master and Commander… (The Way Back est annoncé fin de l’année). Les films réalisés sur sa terre natale sont davantage vénérés par les cinéphiles.  (Lire la suite…)

Survivre au 11 septembre

Septembre en t’attendant, Alissa Torres et Sungyoon Choi, Casterman/Ecritures, 2009, 217 pages.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont donné lieu a plusieurs bandes dessinées dont la plus célèbre est certainement celle d’Art Spiegelman, A l’ombre des Tours mortes (Casterman). A chaque fois, elles étaient signées par des auteurs présents à New York ce jour-là et témoins plus ou moins proches des événements. Septembre en t’attendant est très différent. Son inspiratrice et scénariste n’appartient pas du tout au monde de la BD mais a perdu son mari dans cette tragédie alors qu’elle était enceinte de plus de sept mois. C’est son expérience personnelle qu’elle a voulu raconter dans ce qui restera sans doute comme une date dans ce type d’ouvrages. (Lire la suite…)

Chroniques d’été : de l’utilité de la tomate carrée.

Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois..
« Avez-vous lu cet article dans « L’Avenir » sur les OGM ? » demande la jeune femme à ses voisins de table dans une brasserie bon chic, bon genre.
-          Quel article ? s’enquiert le gros.
-          Celui sur les faucheurs volontaires de vignes OGM.
-          Pourquoi ? Ils n’aiment pas le vin ? s’exclame un quinqua grisonnant, amateur de Bordeaux.
-          Attendez, je vous en lis quelques phases… « Nous avons agi dans la non-violence, à visage découvert. L’argent public finance les OGM, ces essais s’effectuent en plein champs et nous n’en voulons pas », avait déclaré à l’aube Olivier Florent, l’un des faucheurs volontaires. Jean Masson, le président de l’unité de Colmar de l’Inra, a porté plainte. « C’est gravissime pour la recherche. On travaille pour un établissement public et ces malades viennent tout détruire. Ils empêchent la connaissance d’avancer, c’est tout ce qu’ils font », a-t-il dit, atterré.  »Ils se prétendent bio mais ils ouvrent tout grand la porte à ce qu’ils rejettent, aux grandes multinationales qui imposent l’utilisation des OGM », a-t-il ajouté (Lire la suite…)
    • Le dar d’Happart
      sept 02 2010

      José Happart voudrait qu’on accepte daredare son dar autorisant le développement de son aéroport du soir. Ma question est simple. Si vu le prix de l’énergie, le transport aérien, et singulièrement de fret, devait se casser la gueule, disons dans un horizon de 10 à 15 ans, que ferait-on de cette infrastructure?

    • Top 3 des films à l’affiche
      sept 01 2010

      1. « Toy Story 3″. Parce que rares sont les trilogies qui connaissent une aussi belle conclusion. Parce que c’est à ce jour le meilleur film de l’année.
      2. « Inception ». Pour se faire décrocher la mâchoire par le blockbuster de l’année.
      3. « The Tree ». Confirmation du talent de Julie Bertuccelli, réalistatrice pleine de tact.

    • Il faut
      août 31 2010

      faire pièce à tous les silences. Ainsi, le « grand garçon chevelu, qui inonde la table de (Jacques Lacan) avec la cruche d’eau » à l’UCL (Le Soir, 26 août), était Jean-Louis Lippert, écrivain. Ce n’est pourtant pas difficile, de citer un nom. C’est étrange : comme si le coup de pistolet tiré par lui en 1972 n’avait atteint sa cible que près de quarante ans plus tard.