Il en est des peurs comme beaucoup d’autres choses. Nous aimons à les classer, les étiqueter pour les nier, les dénigrer.
Les gens ont peur pour tout. Pour leur pouvoir d’achat, pour leur pension, pour leur avenir, ils ont peur. On leur fait peur. Le peur est d’ailleurs un mode de gouvernement[1] . Pas spécialement la peur générée par une dictature franche, mais celle plus subtile des démocraties. (Lire la suite…)
Variations Valéry : les cadences de la marquise, Jean Charlent, Bruxelles : Le cri, 2011. 212 p. 18 €
Il faut parfois se rappeler que la littérature, c’est aussi voire surtout une affaire de style et d’écriture. Chaque écrivain a les siens, d’autant plus reconnaissables que l’écrivain est de talent. Et comme disait Gary, il n’y a que ce qui est digne de respect qui supporte l’irrespect… Ou sur un autre mode, Camus : “le blasphème est participation au sacré”.
Le pastiche est un art particulier, jouissif quand il est bien mené. Sur la phrase célèbre de “la marquise est sortie à cinq heures”, Jean Charlent déploie ce talent rare et sa connaissance de la littérature. 75 auteurs, pas moins, voient ainsi leur œuvre enrichie d’un texte nouveau qui s’inscrit sans honte ni vergogne dans leur panoplie. (Lire la suite…)
Dans le lieu d’aisance de ma maison, il y a toujours une pile de revues et de journaux de toutes sortes. Depuis des semaines, au sommet de la pile, un numéro spécial Collector de Top People, Amy Winehouse, l’album photo souvenir : La malédiction des 27 ans. Il existe, paraît-il, un club sinistre, le Club 27, qui a la particularité d’avoir été fondé par des non-membres, alors que les membres, eux, en sont, par définition, absents : le club des chanteurs et musiciens morts à 27 ans, parmi lesquels, outre Amy Winehouse, récemment admise, Brian Jones (Rolling Stones), Janis Joplin, Jim Morrisson (The Doors), Alan Wilson (Canned Heat) Kurt Cobain (Nirvana), Jimi Hendrix.
La mondialisation, c’est aussi la libre circulation des espèces animales et végétales : fourmis tropicales, rats musqués d’Amérique et arbustes d’Europe de l’Est envahissent nos villes et nos campagnes et modifient notre environnement[1].
Le réchauffement, c’est aussi la prolifération de ces espèces exotiques qui trouvent un climat à leur convenance.
Le réchauffement, c’est aussi la prolifération de certaines espèces endémiques qui en deviennent envahissantes et destructrices. (Lire la suite…)
Il en est des peurs comme beaucoup d’autres choses. Nous aimons à les classer, les étiqueter pour les nier, les dénigrer.
Les gens ont peur pour tout. Pour leur pouvoir d’achat, pour leur pension, pour leur avenir, ils ont peur. On leur fait peur. Le peur est d’ailleurs un mode de gouvernement[1] . Pas spécialement la peur générée par une dictature franche, mais celle plus subtile des démocraties. (Lire la suite…)
Variations Valéry : les cadences de la marquise, Jean Charlent, Bruxelles : Le cri, 2011. 212 p. 18 €
Il faut parfois se rappeler que la littérature, c’est aussi voire surtout une affaire de style et d’écriture. Chaque écrivain a les siens, d’autant plus reconnaissables que l’écrivain est de talent. Et comme disait Gary, il n’y a que ce qui est digne de respect qui supporte l’irrespect… Ou sur un autre mode, Camus : “le blasphème est participation au sacré”.
Le pastiche est un art particulier, jouissif quand il est bien mené. Sur la phrase célèbre de “la marquise est sortie à cinq heures”, Jean Charlent déploie ce talent rare et sa connaissance de la littérature. 75 auteurs, pas moins, voient ainsi leur œuvre enrichie d’un texte nouveau qui s’inscrit sans honte ni vergogne dans leur panoplie. (Lire la suite…)
Il avait un bon avocat, Bertrand Cantat. Condamné à huit ans de prison pour avoir tué sa compagne Marie Trintignant, il a été libéré à la moitié de sa peine. Pour bonne conduite.
Ce qui signifie que, pendant sa détention, il n’a pas tabassé de gardien – que des hommes, remarquez, ceci explique peut-être cela.
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ténor du barreau. Tenez, Sophocle par exemple. (Lire la suite…)
L’amant de Salammbô, Jacques Machiels, Tellin : Traces de vie, 2011. 165 p. 18 €
J’ai la plus grande méfiance pour les éditeurs qui pratiquent, plus ou moins ouvertement, le compte d’auteur. Pourtant, certains textes de qualité ne pourraient pas trouver d’éditeur “classique”, parce qu’ils sont aux marges – des sensibilités, des genres, des attentes. Dans ces cas, des éditions comme “Traces de vie” remplissent bien leur rôle. (Lire la suite…)
Depuis quelques mois, le A occupe une place essentielle dans l’actualité. La perte par la Belgique de la petite queue de son double A a permis de boucler en quelques jours un gouvernement qui ahanait depuis plus d’un an et demi.
« Si la France perd son triple A, je suis mort ! » a lâché Nicolas Sarkozy. Diable ! La lettre ou le néant…
Et la position d’Obamaaa est rendue de plus en plus précaire par le déclassement de son pays par une agence de notation. Les USA sans A restent sans voix. (Lire la suite…)
Peur, insécurité, méfiance sont des thèmes porteurs pour des candidats à des élections. Voyez comme Zebulon 1er essaye d’en jouer en France. A chacun ses têtes de Turc si j’ose, à chacun son fond de commerce. (Lire la suite…)26 jan 2012
mettre en question la grève n’est pas une mauvaise chose. Le droit de l’individu opposé à une certaine transcendance de l’individualité. Mais si cette question se pose, elle mériterait alors l’effort d’une bonne réponse. Peut-être faut-il aller rechercher dans des auteurs comme Herbert Spencer avec sa contractualisation ou son darwinisme social ou comme Pierre Kropotkine et son Entraide, un facteur de l’évolution.
24 jan 2012
S’il faut prêter foi à la rumeur, Charles Picqué quitterait son poste de Ministre-Président de la Région Bruxelloise au lendemain des élections communales de 2012, pour se consacrer à sa commune de Saint-Gilles. Pour fêter ce retour, quoi de plus stimulant que d’envisager une rue à son nom ; et quel lieu plus indiqué que le quartier de la Gare du Midi, qu’il a complètement démembré pour en faire un périmètre sans âme.
21 jan 2012
Il ne faut pas s’étonner que, pour de stricts motifs arithmétiques, le groupe conservateur au Parlement Européen ait en somme couvert Viktator Orban, le Premier Ministre hongrois, qui n’est au fond coupable que de piétiner les valeurs morales et communes sur lesquelles est fondée l’Union. Ce qui, apparemment, compte fort peu quand on fait partie d’une majorité, à Budapest ou à Bruxelles…