Nous suivions dernièrement une conférence sur le rôle de l’écologie dans un environnement essentiellement économique, où tous les préceptes de fonctionnement de la société sont régis parla finance. Est-il concevable de dire que l’écologie peut être l’avenir de l’économie ? (Lire la suite…)
Amère patrie, Blier et Lax, Dupuis/Aire Libre, 2 tomes, 56 et 60 p., 15,50 € chaque.
La Première Guerre mondiale, ses tranchées et ses poilus, et les tragédies humaines qui en découlent sont depuis quelques années l’objet d’un réel intérêt de la part de la bande dessinée. Amère patrie, le diptyque dessiné par Blier sur un scénario de Lax (l’un des tous grands auteurs BD actuels qui a effleuré le sujet dans le récent Pain d’alouette), fait partie de ce qui se fait de mieux. (Lire la suite…)
Dans le lieu d’aisance de ma maison, il y a toujours une pile de revues et de journaux de toutes sortes. Depuis des semaines, au sommet de la pile, un numéro spécial Collector de Top People, Amy Winehouse, l’album photo souvenir : La malédiction des 27 ans. Il existe, paraît-il, un club sinistre, le Club 27, qui a la particularité d’avoir été fondé par des non-membres, alors que les membres, eux, en sont, par définition, absents : le club des chanteurs et musiciens morts à 27 ans, parmi lesquels, outre Amy Winehouse, récemment admise, Brian Jones (Rolling Stones), Janis Joplin, Jim Morrisson (The Doors), Alan Wilson (Canned Heat) Kurt Cobain (Nirvana), Jimi Hendrix.
La mondialisation, c’est aussi la libre circulation des espèces animales et végétales : fourmis tropicales, rats musqués d’Amérique et arbustes d’Europe de l’Est envahissent nos villes et nos campagnes et modifient notre environnement[1].
Le réchauffement, c’est aussi la prolifération de ces espèces exotiques qui trouvent un climat à leur convenance.
Le réchauffement, c’est aussi la prolifération de certaines espèces endémiques qui en deviennent envahissantes et destructrices. (Lire la suite…)
Amère patrie, Blier et Lax, Dupuis/Aire Libre, 2 tomes, 56 et 60 p., 15,50 € chaque.
La Première Guerre mondiale, ses tranchées et ses poilus, et les tragédies humaines qui en découlent sont depuis quelques années l’objet d’un réel intérêt de la part de la bande dessinée. Amère patrie, le diptyque dessiné par Blier sur un scénario de Lax (l’un des tous grands auteurs BD actuels qui a effleuré le sujet dans le récent Pain d’alouette), fait partie de ce qui se fait de mieux. (Lire la suite…)
Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle, Delcourt/Shampooing, 334 pages, 25 €
Les différents conflits qui secouent la planète, hier ou aujourd’hui, sont au centre de bandes dessinées de qualité. Par exemple Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle, primé ces jours-ci à Angoulême. Après des albums sans paroles nés de son travail dans l’animation (Albert et les autres, Louis au ski) ou les délires du très parano inspecteur Moroni, le dessinateur Québécois installé à Montpelier a publié quatre récits de voyages devenus autant de références du genre. Les deux premiers sur la Chine (Shenzhen) et sur la Corée du Nord (Pyongyang) où il était parti superviser une équipe d’animation, les deux autres sur la Birmanie et Jérusalem où il a suivi sa femme administratrice à Médecins sans Frontières. (Lire la suite…)
Nous suivions dernièrement une conférence sur le rôle de l’écologie dans un environnement essentiellement économique, où tous les préceptes de fonctionnement de la société sont régis parla finance. Est-il concevable de dire que l’écologie peut être l’avenir de l’économie ? (Lire la suite…)
Vélocipédistes, méfiez-vous ! Madame Grouwels veut votre mort !
On s’explique : le projet funeste de supprimer tous les cyclistes de Bruxelles est l’œuvre du prédécesseur de la petite reine de Brussel, le très fourbe mais socialiste Pascal Smets. C’est lui qui a imaginé de faucher les deux roues comme on attrape les souris. Son piège : dessiner des petits vélos sur le macadam des pires rues de la capitale, les plus étroites, de préférence à contre-sens, pour que les cyclistes, leurrés, se croient en sécurité et filent droit sur le capot des automobilistes lancés dans une rue qu’ils pensaient à sens unique. (Lire la suite…)
Les Intégrales font désormais partie intégrante du paysage de la bande dessinée. Elles permettent aux maisons d’édition de revitaliser leur fonds tout au jouant sur la fibre nostalgique des lecteurs plus âgés – il est en effet douteux qu’elles touchent un nouveau public, même passionné, qui a déjà beaucoup à faire avec les trop nombreuses nouveautés. A ce titre Dupuis, et dans une moindre mesure le Lombard, sortent résolument du lot. (Lire la suite…)
Dahlia, Hitonari Tsuji, Paris : Seuil, 2011. 133 p. 16 €
Il y avait longtemps que je n’avais plus lu un livre aussi dense et dérangeant. Au point que j’ai eu, au terme du deuxième chapitre, l’impression de lire un recueil de nouvelles… Mais non, c’est un roman, et d’une force exemplaire que celui de Hitonari Tsuji. Japonais, sans doute, mais surtout universel. Un roman sur le délitement d’un vieil homme, d’un couple, d’une famille. Sur le désir trouble et sauvage, violent, que suscite l’intrusion d’un étranger, au nom de fleur vénéneuse. (Lire la suite…)
Il en est des peurs comme beaucoup d’autres choses. Nous aimons à les classer, les étiqueter pour les nier, les dénigrer.
Les gens ont peur pour tout. Pour leur pouvoir d’achat, pour leur pension, pour leur avenir, ils ont peur. On leur fait peur. Le peur est d’ailleurs un mode de gouvernement[1] . Pas spécialement la peur générée par une dictature franche, mais celle plus subtile des démocraties. (Lire la suite…)
Variations Valéry : les cadences de la marquise, Jean Charlent, Bruxelles : Le cri, 2011. 212 p. 18 €
Il faut parfois se rappeler que la littérature, c’est aussi voire surtout une affaire de style et d’écriture. Chaque écrivain a les siens, d’autant plus reconnaissables que l’écrivain est de talent. Et comme disait Gary, il n’y a que ce qui est digne de respect qui supporte l’irrespect… Ou sur un autre mode, Camus : “le blasphème est participation au sacré”.
Le pastiche est un art particulier, jouissif quand il est bien mené. Sur la phrase célèbre de “la marquise est sortie à cinq heures”, Jean Charlent déploie ce talent rare et sa connaissance de la littérature. 75 auteurs, pas moins, voient ainsi leur œuvre enrichie d’un texte nouveau qui s’inscrit sans honte ni vergogne dans leur panoplie. (Lire la suite…)
4 fév 2012
Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…
2 fév 2012
des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.
31 jan 2012
Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »