La grève

La grève est un droit fondamental. Parler, comme on a pu l’entendre la semaine dernière à propos de l’action des travailleurs de la SNCB, de “prise d’otage” est scandaleux. Que ce soit désagréable, sans aucun doute ; ce l’est aussi pour les travailleurs et les syndicats, puisque la grève est, en soi, un constat d’échec – échec du nécessaire dialogue entre tous les acteurs sociaux.
Comme le rappelait Hugues Le Paige dans sa chronique à la RTBF, parler d’otage conduira bientôt à assimiler le syndicalisme au terrorisme. Sûr que certains politiciens populistes, de Berlusconi à Sarkozy, seraient ravis de cette évolution des mentalités ; mais c’est une injure à notre démocratie, qui a su construire des modalités de concertation sociale. (Lire la suite…)

Le fascisme par l'absurde

Plusieurs scénarios ont déjà été développés sur l’idée : que serait devenu le monde si Hitler n’avait pas été ce qu’il a été. S’il avait été reçu à l’académie de peinture, s’il était mort dans les tranchées de 14-18, si… Avec des si, on met Berlin en bouteille.
Mais il y a une autre conséquence à envisager, dans cette hypothèse (absurde) : si Hitler n’avait pas existé, et avec lui le nazisme et ses monstrueuses conséquences, le fascisme serait vraisemblablement devenu une réalité politique dominante en Europe, voire en Amérique (ainsi que l’imagine Philip Roth), installé dans nombre de pays par la voie de scrutins démocratiques. Mussolini et Hitler ont remporté les élections avant de s’approprier le pouvoir absolu. (Lire la suite…)

"Guitars Two" par Philip Catherine

Il a tout connu, tout joué, du plus classique au plus électrique, sans jamais se départir de cette classe naturelle, privilège des surdoués, il a accompagné les plus grands du jazz, au point qu’avec le temps, on finit par se demander si ce n’est pas plutôt le contraire…

Comme tout un chacun, il a traversé plusieurs périodes dans sa vie. Au fil de ses rencontres avec les autres, il s’est parfois brûlé les ailes, oubliant de se donner rendez-vous avec lui-même.

(Lire la suite…)

Familles de Alexandre Cavalière

On l’a présenté il y a une dizaine d’années comme un petit génie du violon. Après avoir été bercé par les rythmes manouches de son guitariste de père, Alexandre Cavalière a pris du recul par rapport à cette musique qu’il affectionne particulièrement, évitant ainsi soigneusement, à force de la jouer tant et tant, de restreindre sa carte de visite à celle du plus manouche des violonistes belges.

(Lire la suite…)