Bonne année, bonne santé

Il y aurait des citoyens tellement désespérés du monde pour encore être tentés d’y intervenir et qui, lorsqu’ils le font, tombent décidément mal à propos. Et de l’autre côté, des gouvernements, désespérant tellement de citoyens si décevants, pour encore être intéressés à leur demander leur avis afin de juger de l’intérêt général. En somme, les citoyens ayant déjà pris congé, les politiques pourraient sans trop d’encombre démissionner le peuple. On n’a pas vocation ici, quelques jours avant Noël, d’obscurcir des jours qui vont seulement commencer à rallonger. Et puis, de toute façon, la fin du suffrage universel, ce serait dans 30 ans, un peu comme la disparition des abeilles ou la fonte des glaciers. [1]]

C’est vrai que l’on s’en voudrait de plomber les derniers jours de l’année. De revenir avec ces mille petites choses qui vous pompent, ces alibis pour ne rien faire et ces œillères pour ne rien voir. La dernière chronique de l’année se devrait d’être pleine de réflexions positives. Je vais devoir faire un effort. Je n’excelle pas dans le propos généreux. Vous rappelez-vous que je ne parvenais pas à terminer cette dernière chronique sur mon voyage à Nice parce qu’elle était trop pleine de bons sentiments.

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Relever la tête du guidon ?

L’état et nous.

Les actionnaires de Fortis ont été déboutés (puis reboutés) [Ce rapport d’amour, haine que l’on entretient avec l’état [(Lire la suite…)