Il Divo : le mal pour le bien

« Personne ne se doute des méfaits que doit commettre le pouvoir afin d’assurer le bien-être du pays », cette phrase du personnage qui incarne Giulio Andreotti dans « Il Divo » de Paolo Sorrentino, cette phrase résume le film et l’homme. On a dit ailleurs et justement tout le bien qu’il faut penser de ce film réalisé par l’un des réalisateurs les plus doués du cinéma contemporain.

Ici, de la farce baroque, je ne retiens que l’extraordinaire fable sur le pouvoir, sa solitude, ses mystères, ses basses œuvres mais aussi parfois sa grandeur. Giulio Andreotti, aujourd’hui 90 ans et sénateur à vie, a traversé la moitié du XXe siècle au pouvoir, pratiquement sans interruption. 27 fois ministres, 7 fois président du conseil de 1947 à 1992, Andreotti surnommé, entre autres, « l’inoxydable » a traversé sans encombre ou presque tous les épisodes les plus noirs de la vie politique italienne, ceux du terrorisme, de la mafia et des scandales financiers. Il y eu bien, dans les années 90, deux procès pour complicité avec la mafia et assassinat d’un journaliste, mais Andreotti fut absous, faute de preuves suffisantes. « Face à certains impératifs, il n‘y a pas nécessité de la vérité » dit Il Divo. (Lire la suite…)

Alexandre Cavalière

Il nous avait présenté, il y a une petite dizaine d’années comme un petit génie du violon, ayant été bercé par les rythmes manouches de son guitariste de père, mais aujourd’hui Alexandre Cavalière a pris du recul avec cette musique qu’il affectionne particulièrement, évitant ainsi à force de la jouer tant et tant de limiter sa carte de visite à celle du plus gipsy des violonistes belges.

Depuis ses voyages de par le monde l’ont conduit a prêter sa sonorité magique et son peps légendaire aux plus grands guitaristes depuis Philip Catherine à Birelli Lagrène. Un détour au travers de compositions personnelles d’inspiration nettement plus électriques représente le signe du temps de l’évolution du jeune Alexandre.

Pourtant, c’est avec un album manouche, qu’il occupe à nouveau le devant de la scène. (Lire la suite…)

Jef Neve The musicien à découvrir

Si le jazz se limitait au swing de Count Basie, ou au tempo d’Oscar Peterson, il y aurait bien longtemps dès lors, que le pianiste belge Jef Neve aurait quitté la sphère jazz pour se mettre au service de la musique contemporaine et ce à partir de ses compositions personnelles.

Par contre, si le jazz reste un état d’esprit et cette liberté de jouer, un art de vivre, une manière de ressasser le passé tout en recherchant une différence ; alors pas de problèmes, Jef Neve est bel et bien un véritable jazzman.

Comment pourrait-on d’ailleurs en douter quand on sait que ce sympathique et charismatique artiste, aussi sensible que romantique, aussi dynamique que débordant d’énergie, à la fois ouvert sur le monde mais aussi respectueux des anciens, que cet artiste a produit en quelques petites années cinq albums tous marqués du sceau de l’originalité.

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