Amours folles

untitledUn temps fou, Laurence Tardieu, Paris : Stock, 2009. 236 p. 17 €

Il existe aujourd’hui une écriture féminine, dans la lignée de Marguerite Duras, qui dit les émotions, les peurs, les envies, les désirs des femmes avec cette langue particulière, sobre, poétique et lente. Pascale Roze, Isabelle Jarry, Michèle Lesbre, ou encore Laurence Tardieu qui signe ici un roman sur les amours, faut-il qu’on s’en souvienne, s’ouvre toujours dans un éblouissement, pour se clore souvent dans un dessillement.
Toutes les histoires d’amour, ou presque, sont banales pour ceux qui ne les vivent pas. Mais Laurence Tardieu transcende cela en faisant passer, dans cette écriture si pure et si particulière, ce que toute banalité a d’exceptionnel pour celui qui la vit ou la subit.

Un grand roman italien

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Mort depuis dix ans, le cinéaste, metteur en scène et critique de cinéma Mario Soldati est considéré comme l’un des plus grands romanciers italiens contemporains. Les éditions Le Promeneur s’emploient depuis quelques années à rééditer ses romans en français, dont récemment L’incendie paru originellement à Milan en 1981. S’il est question dans ce livre de création artistique, il est aussi question d’amitié, de consécration et d’une bizarrerie. Ou comment un amateur d’art, Vitaliano Zorzi, se prend d’une véritable passion pour un petit tableau nommé L’Incendie d’un peintre encore inconnu. Il l’achète et rencontre l’artiste, un certain Mucci. Très vite des liens d’amitié se nouent entre les deux hommes, et devant l’imminence d’un départ pour l’Afrique, le peintre lui vend la totalité de ses tableaux. Deux ans plus tard, Mucci décède dans un accident de voiture au Congo, et sa cote s’envole. (Lire la suite…)

Portrait sensible

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Très belle autofiction, Le Remplaçant d’Agnès Desarthe répond à une commande des éditions de l’Olivier pour leur collection ‘Figures libres’. Le principe de la collection consiste pour l’auteur à évoquer un de ses héros. Avant Agnès Desarthe, Nathalie Kuperman s’était prêtée au jeu en abordant la figure emblématique du chanteur britannique dans son livre intitulé Petit déjeuner avec Mick Jagger. Agnès Desarthe, elle, a choisi de parler du directeur de l’orphelinat du ghetto de Varsovie, le célèbre Janusz Korczack. Mais très vite le sujet de son livre se déplace imperceptiblement vers la figure de son grand-père dont elle nous conte la vie. Une existence banale sauf qu’à y regarder de plus près, on découvre un homme doué d’une qualité rare et précieuse : l’art de raconter les histoires.
Le Remplaçant est un texte personnel et particulièrement abouti. Il dévoile en finesse une facette de l’imaginaire de la romancière et met l’accent sur son rapport à la mémoire et aux fantômes qui la peuplent.

Le Remplaçant, Agnès Desarthe, Olivier, 87p.

Musée Hergé: gogos en stock

La presse a parfois des attitudes surprenantes… Elle s’était rendue en masse à l’inauguration du musée Hergé à Louvain-la-Neuve et fut outrée d’apprendre qu’aucune image ne pourrait être prise à l’intérieur du musée. Cela n’a pas empêché journaux et journalistes d’en parler dans leurs éditions du lendemain. Pour dénoncer ce scandale, certes, mais du coup parler néanmoins du musée et de son inauguration.
Devant une telle attitude, la meilleure réponse n’aurait-elle pas été le silence ? Pas d’image, pas d’information. Les hériters d’Hergé, qui négocient au prix fort l’utilisation de tous les produits dérivés (s’ils pouvaient faire payer pour l’utilisation des lettres qui composent le nom de leur manne céleste, ils le feraient certainement), ne pourraient qu’être sensibles à ce noble marchandage, lequel ferait hurler le capitaine Haddock. Eux qui seraient prêts à poursuivre en justice les gamins africains qui fabriquent avec des matériaux de fortune (pas la même fortune…) des figurines de Tintin, se seraient ainsi vu rappeler qu’à radin, radin et demi. (Lire la suite…)

Vogue la galère !…

9782867465031 Auteur de trois romans dont le délicieux Tribulations d’un précaire, l’auteur américain Ian Levison publie aux éditions Liana Levi une nouvelle fiction loufoque et désenchantée, Trois hommes, deux chiens et une langouste. Avec ironie et tendresse, l’auteur campe trois personnages paumés : Kevin, Mitch et Doug. Les trois inséparables tentent de survivre mais la vie en Pennsylvanie n’est pas rose. Kévin, marié et père d’une petite fille, sort de prison pour avoir cultivé de la marijuana. Poussé par sa femme Lynda, il survit en promenant les clebs de quelques gens fortunés. Mitch, diplômé de lettres, travaille dans le rayon auto d’un supermarché et se fait virer pour une stupide blague téléphonique. Quant à Doug, il perd son job de cuisinier lorsque le restaurant où il travaille fait faillite. (Lire la suite…)

Bon appétit!

Faut-il vivre pour manger ou manger pour vivre ? Un épicurisme modéré voudrait qu’on s’essayât aux deux injonctions en parts égales. Manger est aussi un plaisir, ce qui explique que l’Eglise a inscrit la gourmandise au rang des péchés capitaux. Sans doute s’irritait-elle de l’omniprésence dans les satires de mœurs ecclésiastiques du moine paillard ou du chanoine goinfre. Quoi qu’il en soit, rares sont les peuples qui n’ont pas imaginé des systèmes culinaires qui se haussent au-dessus de la simple manducation quotidienne, et qui reposent sur des principes que nous qualifions de nos jours de gastronomiques. Quel pays moderne ne prétend pas être le berceau d’une cuisine raffinée et supérieure à celles des autres ? Certes, ces prétentions sont souvent outrancières, mais il est vrai qu’avec un peu de curiosité et d’audace on trouvera toujours dans les recettes de contrées peu renommées pour leur art du manger de quoi satisfaire un gourmet ou à tout le moins un gourmand. Il m’est arrivé de me sustenter avec davantage de plaisir à Vienne qu’à Paris, à Prague qu’à Rome … (Lire la suite…)

Carnet de campagne : lettre aux camarades et "aux gens" du PTB

Dans une campagne dont on a souligné la vacuité et l’absence de débats de fond, on ne saurait reprocher au PTB de tenter de l’animer et de le nourrir sur le plan de la critique politique et idéologique. Et le livre-programme « Priorités de gauche, pistes rouges pour sortie de crise », paru chez Aden et signé par Peter Mertens et Raoul Hedebouw, deux des principaux responsables du parti répond à cette ambition. Cela mérite d’être souligné mais il faudra aussi en noter les limites et les ambiguïtés. |1|

Sur les constats critiques de l’état de la société capitaliste, il y a peu à redire. Sur la faillite du libéralisme, l’augmentation des inégalités, les atteintes à la sécurité sociale, la politique fiscale totalement inégalitaire, le gaspillage des ressources naturelles, la course folle au profit ou le non respect des droits individuels et collectifs de l’immense majorité des citoyens du monde d’ici et d’ailleurs, on ne peut que partager les analyses de « Priorités de gauche ». Il faut ajouter que la démonstration pédagogique est de qualité et s’appuie toujours sur des cas concrets, humains et vécus même si elle emprunte parfois au récit édifiant. (Lire la suite…)

L’élégance de l’escargot

CHEVRIER_Departementale_ptDépartementale 15, Jean-Marie Chevrier, Paris : Albin Michel, 2009. 175 p. 15 €

Le vieil homme qui charge dans sa vieille Rover deux jeunes passagers un peu perdus semble égaré dans son siècle. Discret à l’extrême, mais poli, serviable, bien intentionné. Sans oublier sa parfaite maîtrise de la langue et du code du savoir-vivre. La jeunesse et les désarrois distincts de ses hôtes d’infortune l’émeuvent. Ils les gardent près de lui plus longtemps que sa pudeur ne devrait le tolérer. Et ils leur offrira, tout à la fin, après de longues digressions sur Jeanne d’Arc et des invitations à l’hôtel (en tout bien toute honneur) et au restaurant, le secret de sa vie et de son âme.
Une promenade touchante, drôle, magnifiquement écrite pour qui aime musarder sur les départementales de Loire autant que dans les méandres des âmes de nos contemporains, jeunes et moins jeunes. Des petites détresses élégantes, sans drame excessif (on en France, tout de même…); les liens improbables qui se tissent entre ces personnages emprisonnent rapidement le lecteur, pour son plus grand plaisir.

Le grand cirque de l’amour

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Après le très remarqué Poulailler, Carlos Batista entre en piste avec un nouveau roman maîtrisé et passionnant. Rien pourtant de très original dans la thématique fictionnelle du triangle amoureux, ‘mari-femme-amant’. C’est sans compter sur la virtuosité du jeune auteur français. Sous le modèle du triptyque, Batista jongle avec les points de vue de ses personnages, empruntant pour l’occasion trois formes littéraires différentes : récit, journal intime et lettre. Chaque personnage raconte un pan de son histoire, de ses attentes, de ses illusions et désillusions. L’épouse joue les équilibristes entre l’amour sincère qu’elle voue à son mari homosexuel et la relation passagère – et purement charnelle – qu’elle entretient avec un amant de 15 ans son cadet. A défaut de révéler au grand jour son homosexualité, le mari, lui, préfère la fuite. (Lire la suite…)

Spectre lumineux

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Le dernier roman pour adolescents du Belge Frank Andriat ravira les jeunes et les moins jeunes. Si les premiers chapitres sont ‘noirs goudrons’, l’auteur glisse progressivement, avec la dextérité d’un grand coloriste, vers de jolies nuances pastel. Le père de Mélanie est un marginal, buveur invétéré et violent. La gamine se blinde comme elle peut et vit repliée sous sa carapace. Jusqu’au jour où elle assiste à la conférence d’un psychologue : c’est le déclic d’une lente mutation et le début de l’histoire de la chenille qui devient papillon. En s’ouvrant aux autres, la chrysalide Mélanie découvre en effet l’amour. Thème attendu et mièvre ? Non, parce que l’écriture est vive et colorée, et les sentiments adolescents traités avec infiniment de subtilité.

Rose bonbon, noir goudron, Frank Andriat, Mijade, 190 p.

Les matamores et les muets

La campagne est pire que morne : elle est désormais glauque. Invectives, insultes, coups bas en tous genres : tout se passe comme si les principaux responsables du PS et du MR, en particulier, avaient décidé d’alimenter eux-mêmes l’antipolitique qui avait pourtant déjà largement de quoi se gaver. Chacun se renvoyant évidemment la responsabilité de ces dérapages et affirmant que c’est l’autre qui ne veut pas aborder les questions de fond. Laurette Onkelinx et Didier Reynders sont des habitués des petites phrases assassines. Quant à Philippe Moureaux, l’autre protagoniste de la surenchère verbale, on peul lui appliquer depuis toujours la citation de François Mitterrand à propos de Georges Marchais : « l’outrance est sa manière de dire bonjour ! ». (Lire la suite…)

Faites confiance à l’auteur

mp eTREINTE FUGITIVE-exe.inddL’étreinte fugitive, Daniel Mendelsohn, Paris : Flammarion, 2009. 285 p. 20 €

Mendelsohn est connu chez nous pour son magnifique roman Les disparus. Mais celui-ci est le deuxième volume d’une trilogie. Voici le premier, enfin traduit. Un roman très différent et pourtant tout à fait en phase. Ici, l’auteur se présente : auteur new-yorkais, gay, qui accepte de vivre avec une femme mère d’un enfant sans père et d’assumer la fonction paternelle auprès de celui-ci. De fil en aiguille, à travers les émotions que suscite cette fonction inattendue, s’échafaudent des réflexions sur l’identité et la sexualité, mais plus encore des souvenirs et des récits sur sa famille, laquelle reviendra en force dans Les disparus. (Lire la suite…)

Donfut jura mais un peu tard

Après l’affaire Agusta, on avait légiféré pour limiter et contrôler drastiquement les dépenses des campagnes électorales. C’est l’excuse que certains (journalistes et politiques) avancent aujourd’hui pour expliquer combien la campagne est morne et plane…
Après l’affaire Donfut, le parlement wallon a légiféré en hâte pour interdire aux futurs ministres d’avoir une autre source de revenus. Sera-ce l’excuse, demain, pour expliquer pourquoi seuls les plus mauvais accepteront encore d’être ministre ? (Lire la suite…)

Rencontres avec des classes

Je suis toujours venu avec beaucoup de plaisir dans les classes du secondaire qui souhaitaient m’inviter pour parler de l’un ou l’autre livre. Ce fut d’ailleurs une véritable surprise pour moi de découvrir que des romans comme Oubliez Adam Weinberger ou Retour à Montechiarro pouvaient plaire à des lecteurs adolescents. Cela dit, il n’est pas toujours simple de se libérer… surtout pour aller dans des écoles lointaines ! Je dois donc limiter ces visites.
Il y a cependant une solution que je souhaite proposer à ces classes : puisqu’il n’est pas toujours simple que je vienne à elles, elles peuvent venir à moi ! Bien sûr, je suis conscient qu’il n’est pas plus aisé de faire déplacer 30 personnes pour en écouter une… (Lire la suite…)

Ceci n'est pas un musée, mais deux

Dans quelques jours vont être inaugurés le Musée Magritte et le musée Hergé. Sacrée coïncidence que cet hommage rendu à deux créateurs géniaux qui travaillaient le même art, vivaient à la même époque et dans la même ville mais qui ne se sont pas rencontrés. Aujourd’hui, le rapprochement entre les deux œuvres paraît évident. Trop évident ? Trop séduisant ? Trop facile ?
Tout sépare en fait les deux artistes. Magritte est un bouffeur de curés, aux idées révolutionnaires qui a flirté un moment avec le parti communiste, comme la plupart des autres membres du groupe surréaliste. Alors qu’Hergé était plongé dans un milieu catholique conservateur, et même réactionnaire. Sous la silhouette apparente de petit bourgeois bruxellois qu’ils affichaient tous les deux, se cachaient des hommes et des univers bien différents. La coexistence à quelques rues de distance d’artistes si différents (et qui s’ignorent !) est peut-être un des secrets de la magie belge. (Lire la suite…)

Envoûtement

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Est-ce utopique de vouloir réaliser ses rêves d’enfant ? Sommes-nous un frein à notre propre bonheur ? D’un bout à l’autre des 400 merveilleuses pages de son dernier roman, La Peur du paradis, Vincent Engel explore ces questions lancinantes. Basilio et Lucia sont deux enfants du petit village de San Nidro, à l’extrême sud des Pouilles. Paradis perdu, éloigné du brouhaha du monde : loin de la montée du fascisme et de la civilisation des villes. Lucia est une fille de la forêt, une sorte de prêtresse des bois. Elle passe ses journées à caresser les troncs d’arbres, à déchiffrer les signes de la nature et à bavarder avec son jeune ami Basilio. Lui aussi est un brin marginal : orphelin de père, solitaire et introverti, il ne côtoie pas les garçons de son âge. (Lire la suite…)

Éthique, politique et capitalisme

Jusqu’ici la campagne électorale était morne. En ce qui concerne les régionales, profil bas pour les uns, quelques slogans pour les autres. Chacun ayant pour ultime et prudente stratégie de faire confirmer ou démentir les obsédants sondages à répétition mais surtout sans bousculer les électeurs par des débats dérangeants qu’exigeraient pourtant les multiples crises que nous vivons. Et au niveau européen on peut même affirmer que la campagne est inexistante. Mais voici donc que l’éthique a fait sa réapparition, aubaine pour les uns, cauchemar pour les autres. Voilà les affaires encore une fois à la une, occultant définitivement tout autre débat. Non pas que celui-ci soit sans importance. Bien loin de là. Depuis quelques années les scandales ont empoisonné la vie publique jusqu’à mettre en danger notre système démocratique. Et on ne sait plus si l’indignation, l’incompréhension ou l’étonnement doit l’emporter. Parce qu’ils sont pratiquement nés au pouvoir, des hommes politiques qui se revendiquent de surcroit de valeurs et d’idéaux collectifs pensent-ils pouvoir échapper aux règles éthiques ? (Lire la suite…)

Victoire pour l’édition belge ?

Avec l’élection de François Weyergans à l’Académie française, on a pu croire à une OPA de la Belgique sur son voisin, juste retour de manivelle quand, depuis des mois, les médias d’Outre-Quiévrain ne savent plus comment décliner le sujet tarte-à-la-crème-al’jotte du pays-qui-n’existe-plus-et-qui-peut-être-n’a-jamais-existé. Bon, d’accord, Weyergans n’est qu’à moitié belge, mais il l’est déjà plus que sa prédécesseuse, prédécesseure, prédécesseuresse Marguerite Yourcenar. On se gargarisait déjà, il y a quelques années, du constat émis par Brochier, selon lequel un écrivain français sur deux serait belge. Encore quelques efforts, et bientôt un académicien français sur deux le sera aussi !
Mais qu’en est-il de l’édition belge ? Car les écrivains belges que l’on connaît en France ne sont pas souvent ceux qui publient chez nous. On a déjà tellement glosé sur le sujet de l’incontournable écueil de la diffusion, réservée ou en tout cas dominée par les «grands» éditeurs français… (Lire la suite…)

Avant qu’on se résigne

Je viens de vérifier : j’ai consacré ma première chronique à Zaventem en septembre 2004. Cinq ans, et le Brabant toujours perdant. On s’étonne… Des responsables wallons toujours aussi peu convaincus de l’intérêt qu’ils ont à défendre des concitoyens trop nantis à leurs yeux, des responsables flamands trop soucieux de flatter leur électorat amateur de barbecue et de terrains pas chers dans les zones anciennement survolées par les avions, un gouvernement qui a pris l’habitude de ne pas tenir compte des décisions de justice, lesquelles se contredisent parfois. Et en attendant, au-dessus de nos têtes, des avions toujours plus nombreux, toujours plus bas, toujours plus dangereux.
Mon ami Denis Marion, dont vous retrouvez les chroniques ici, se bat depuis toujours. D’autres associations, comme l’AWACCS aussi. Mais il est évident que le gouvernement table sur la résignation. Il y a tellement d’autres chats à fouetter, non ? On ne va pas s’em… pour des broutilles à l’heure où les crises, les vraies, se multiplient ! (Lire la suite…)

En français dans le texte

Maintenant que l’on va, grâces soient rendues à son nouveau format, pouvoir lire La Libre dans le métro, mettant ainsi fin à l’impression d’être contraint de lire une gazette gratuite du même nom, le chroniqueur qui officie dans ce journal de qualité va devoir en faire un peu moins. Qu’à cela ne tienne : Pascal, à la fin de sa seizième « Provinciale », n’écrit-il pas à son correspondant « qu’il n’a pas pris le temps d’être court », ou quelque chose de ce genre ? Plutôt une nouvelle bien tournée qu’un roman-fleuve dans lequel on se noie au bout de quelques centaines de pages. (Lire la suite…)