Atteindre le bonheur avec Terranova

ph291ptEnfin un disque de jazz qui fait du bien aux oreilles, présentant autre chose qu’une musique pour midinettes, pour baba-cool habitués des hit-parades, ou pour intellectuels persistant à donner des explications sur des choses ou des notes qui n’en demandent pas autant.
Le nom de ce superbe album enregistré en France est “Triple Cross”.
fruit de la rencontre de trois musiciens qui ont pris plaisir à interpréter des morceaux de leur composition, de façon spontanée et sans partition.
Pas de crainte à avoir, car improvisation ne rime pas forcément avec mouvement” free” mais avec un style rappelant celui du groupe E.S.T, ou le Trio de Brad Meldhau. Et à ce niveau, reconnaissons qu’il y a pire comme référence musicale! (Lire la suite…)

Boris est un prétexte pour parler d'économie.

Qu’aurait-il écrit ?

Cinquante ans que Boris Vian a rendu son dernier soupir. Aurait-il été préoccupé par les questions environnementales ? Qu’aurait-il fait ? Aurait-il écrit, « pamphlèté », chanté sur la fonte des glaces, le blues des ours et des Inuits, les excès de la consommation et la disparition des oiseaux en France[1]?   Mais est-ce donc si important la disparition de ces volatiles ?  Qu’on arrête de nous seriner des mauvaises nouvelles de fin du monde ? La crise, l’emploi,  ça, ce sont des choses sérieuses pour des gens sérieux. Le monde n’avance pas avec les gens qui s’apitoient sur le sort d’une petite fleur ou d’un piaf. Parlons d’économie, la science qui mène le monde, la science qui prévoit tout. Il faut de l’économique clament le chœur des patrons wallons[2]. Il faut de l’économique chantent nos élus.  Ceux qui craignent le règne de « l’écologisme », ont bien moins peur de « l’économisme ».

Et pourtant (Lire la suite…)

Un classique de la BD belge

thylEn 2006, l’année de ses soixante ans, le Lombard a réédité en fac-similé douze albums représentatifs de quelques-unes de ses séries phares (Blake et Mortimer, Michel Vaillant, Clifton, Bruno Brazil, Corentin, Modeste et Pompon, etc). Poursuivant sur sa lancée, l’éditeur bruxellois à publié, sous la même présentation, des histoires des moins connus Prudence Petitpas, Jari, Spaghetti ou Strapontin. Et c’est aujourd’hui Thyl Ulenspiegel qui fait l’honneur de cette collection Millésime.

Son auteur, l’Anversois Willy Vandersteen (1913-1990) est le père d’une série best-seller en Flandre et, dans une moindre mesure, en Wallonie, mais quasiment inconnue en France,  Bob et Bobette,  Publiées après-guerre dans le Standaard,  les aventures de ces deux enfants, de Tante Sidonie et de Lambique apparaissent en français dans le journal Tintin à la fin des années 1940. Six histoires seront publiées au Lombard entre 1952 et 1959. (Lire la suite…)

En joyeuse compagnie avec Calet

caletEn marge de la littérature française « visible », celle des Malraux, Montherlant, Gide, Mauriac, Céline, Camus, Sartre et autres Drieu, il en existe une autre, entre Proust et le Nouveau Roman, non pas forcément inférieure mais parallèle. Une littérature dont les principaux représentants, les Bove, Guilloux, Gadenne, Guérin, Herbart, Bernard, Dabit, Thomas ou Forton, ont pu connaître une certaine notoriété de leur vivant avant de sombrer dans un semi-oubli au lendemain de leur disparition. Quitte a être « récupéré » par la suite, sans jamais pour autant parvenir à atteindre un très large public. (Lire la suite…)

Une jolie pépite

arton12354-c620bAvant de devenir docteur en philosophie et d’écrire son premier roman, Clancy Martin a fait fortune dans la joaillerie au Texas. C’est dire s’il connaît l’univers du bijou de luxe et de ses arnaques qu’il dévoile avec brio dans son livre Tout a un prix. Le roman campe un jeune garçon, Bobby, qui après s’être fait expulser du lycée, quitte son Canada natal pour rejoindre en Amérique son frère aîné Jim Clack, vendeur dans une des plus grandes bijouteries de Dallas. Rapidement initié aux trucs et astuces de la vente, Bobby se révèle incroyablement doué. Comme son frère, il devient un as de l’escroquerie : il vend de fausses Rolex et fait passer de l’or blanc pour de la platine.
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Indémodable Gil Jourdan

Le Hutois jourdanMaurice Tillieux (1921-1978) est le « quatrième homme » de l’âge d’or de la BD franco-belge (selon le terme usité, en fait plus belge que française) qui correspond peu ou prou aux trente glorieuses, soit du lendemain de la guerre au milieu des années 1970.  Moins connu du grand public que Goscinny (Astérix, Lucky Luke, etc.), Greg (Achille Talon, Comanche, Bernard Prince and co) ou Jean-Michel Charlier (Blueberry, Barbe-Bleue…) – ces deux derniers étant Belges, l’un né à Ixelles, l’autre à Liège -, trois scénaristes sans lesquels la bande dessinée ne serait pas ce qu’elle a été et est devenue, il a néanmoins laissé une empreinte indélébile sur son art.
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Espace littéraire belge

espace nordSi, après une excellente année 2008, Le Grand Miroir rachété par Luc Pire semble avoir marqué le pas cette année  en nombre de parutions, il en va tout autrement pour Espace Nord également tombé dans le giron de l’éditeur bruxellois. Relancée en grande pompe l’an dernier, cette collection de poche patrimoniale inaugurée chez Labor en 1983 avec Simenon (Le Bourgemestre de Furnes), et qui compte actuellement 292 titres, se veut un reflet de la littérature belge d’hier et d’aujourd’hui. Grâce à elle, nous pouvons nous faire une idée de la richesse et de la diversité de celle-ci, des premières années de notre pays à l’aube du XXIe siècle.Chaque ouvrage est en outre agrémenté d’une préface et d’une « lecture » (et parfois même de photos).
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