La plume de Kant

Je l’avoue, j’écris à la plume (une belle plume, du reste).  S’il m’arrive de courriéliser, c’est par nécessité professionnelle ou pour me taquiner moi-même.  L’ordinateur reste pour moi une énigme.  Cet objet est laid, capricieux, et comme bouffeur de temps on ne fait guère pire.  Mais il paraît que ne pas en tâter fait de vous un contemporain de l’homme de Neandertal.  Déjà que je ne connais pas le numéro d’appel de mon appareil de téléphone mobile (mon géhèssème, pour parler belge), je ne tiens pas à m’ajouter une vergogne de plus au front. Il faut dire aussi que je me moque des exploits de Kim Clijsters, que Michel Daerden ne me fait pas rire, que la santé de Johnny Hallyday ne me préoccupe guère plus que celle de Laurent de Belgique, et que le genre de musique qu’on joue dans les festivals rock pop me fait fuir ; je ne vais pas de surcroît faire savoir au monde que la vue d’un ordinateur me cause des crampes abdominales.  J’en tâte donc à l’occasion, n’en parlons plus. (Lire la suite…)

Diana Krall:Quiet Nights (et rien de plus!).

Ce qu’il y a de bien avec un album de la pianiste et chanteuse Diana Krall, c’est qu’on n’est jamais ni décu, ni étonné. En effet, la grande majorité de ses productions se ressemblent, d’où cette merveilleuse impression d’écouter toujours le même enregistrement.

Pour arriver à ce résultat, la recette est simple! Au départ, vous prenez une brillante et charmante pianiste canadienne, possédant un swing bien trempé, une voix rocailleuse et d‘indéniables qualités de musicienne, le tout bien mis en place de façon naturelle dans deux premiers albums qui ont plus interpellé les amateurs de jazz que le grand public. Mais dieu que tout cela était prometteur et ouvrait la voie et la voix aux chanteuses interprètes de la planète jazz! Mais c’était déjà il y a une dizaine d’années. Presque une autre époque! (Lire la suite…)