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À la recherche du corps perdu


L’homme qui n’y croyait pas, Michel Manière, Paris : Seuil, 2011. 252 p. 18 €

De la littérature avant toute chose… Le roman de Manière est un chef-d’œuvre du genre, qui nous rappelle que la littérature est d’abord une affaire de style. Et quel style ! À travers le récit intime d’un homme qui cherche sa vérité, coincée entre la mort de son jeune frère et celle, un demi-siècle plus tard, de sa vieille mère, l’auteur développe une langue magnifique, proustienne, et s’interroge sans cesse, dans un va-et-vient envoûtant, sur ce qui mérite d’être écrit autant que sur la façon de le faire.
Tout est à la fois d’une simplicité absolue et d’une étourdissante complexité ; les événements se jouent en miroir, les échos sont multiples.
“Vivre écrivain, c’est, partout et sans relâche, chercher des signes. C’est en trouver parfois.” Et cette recherche du signe perdu n’est rien donc, à travers l’écriture, que la construction d’un sens. Celui de notre vie, à travers les traces de nos amours.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…