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A ne pas laisser passer ; le dernier Baptiste Trotignon


Amateurs de jazz, si il existe bien un album à ne pas laisser passer, c’est bien celui du pianiste français Baptiste Trotignon. En effet, ce serait dommage de pas écouter le dernier enregistrement du wonder-boy du jazz français, qui par la combinaison d’un talent naturel et de ses rencontres avec les grandes pointures du jazz du monde entier, excelle à nous offrir une musique rapide, incisive, tendre à souhait et surprenante de vivacité à la seconde suivante. “Suite “ est le nom porté par cet album, ce qui est en soi normal puisqu’il est composé d’une succession ininterrompue de compositions du maître, durant cinquante minutes et en prise live à Paris et à Londres.
Pas le temps de s’habituer à un des rythmes qu’il faut déjà le quitter pour un autre totalement différent, d’où cette délicieuse sensation de goûter à tout ce le jazz moderne peut offrir d’excitant: ballades, suite de combos, passage en solo, tempo crescendo et decrescendo. Bref un véritable patchwork musical interprété par une brillante jeune génération, qui respecte la tradition mais qui sait développer originalité et personnalité.
Les noms de la dream team: Mark Tuner au saxo, Jeremy Pelt à la trompette, Matt Penman à la basse, et le génial Eric Harland à la batterie; soit une équipe soudée, totalement en fusion pour mettre en évidence leurs qualités de musicien et surtout la richesse et la diversité des compositions trotignonesques.
“Suite” est un album merveilleux, gai, riche,varié, procurant du plaisir et enthousiasme de la première à la dernière minute,
Ce qui est trop rare pour ne pas être souligné. Courez chez votre disquaire, pour écouter cette petite perle du jazz.
Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu.
Suite /Baptiste Trotignon sur Naive

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…