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Allegro et sotto voce


9782742780884 Fantaisie, vivacité et lucidité donnent le ton du nouveau recueil de Stefano Benni. Auteur d’une dizaine de livres traduits en français – dont le délicieux Margherita Dolcevita -, Benni compose ici en virtuose une partition à plusieurs voix réunissant 25 nouvelles déjantées et pétillantes. Chaque personnage chante la vie à sa manière (déchante parfois aussi) et nous convie à une drôle de danse où le cocasse côtoie l’immonde. Très doué, Benni parvient, en deux ou trois pages, à orchestrer des univers cohérents, denses et imagés où les chiens sont fidèles jusque dans la mort, où les ogres ne sont pas qui l’on croyait et où le gsm fait croire au bonheur. L’écriture évite les fioritures inutiles pour aller à l’essentiel, le tempo est allègre, les trouvailles délicieuses. Mais derrière cette joyeuse énergie, on sent poindre la perspicacité de l’auteur : la solitude guette, l’amertume n’est pas loin. Le recueil de Benni c’est l’Eté de Vivaldi mais c’est aussi l’Air du Froid de Purcell. Et ce mélange détonnant résonne longtemps après avoir refermé le recueil.
La Grammaire de Dieu, , Stefano Benni, traduit de l’italien, Actes Sud

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »