Arrêtons le carrousel BHV
Après une semaine tumultueuse et avant, probablement, une autre semaine de tensions politiques, voici un autre regard que j’ose proposer à mes compatriotes francophones.
Il y a quelques années, Johan Vande Lanotte, président du parti socialiste, avait déclaré que le problème de la circonscription de Bruxelles – Hal – Vilvorde n’était pas un problème pour les Flamands, mais bien pour les francophones.
Ce ministre d’État et professeur à l’université de Gand, qui n’est certes pas un flamingant et encore moins un séparatiste, avait déclaré : «sans une solution pour le problème de BHV, nous allons à des élections illégales avec comme conséquence un risque accru de scission du pays. Alors, comme les francophones ont tout intérêt à sauver la Belgique, c’est à eux en premier lieu de trouver une solution. Ils prouveront ainsi leur attachement au pays.»
Chers lecteurs,
Je pense que ce raisonnement, même s’il vous semble peu sympathique, reste valable aujourd’hui. C’est pour cette raison que je propose d’arrêter les négociations, de même que la procédure parlementaire qui conduirait à un vote unilatéral. Attendons que les francophones se rendent compte de l’intérêt qu’ils ont à trouver une solution et, en inversant le raisonnement, voyons quel prix ils veulent payer pour cette solution négociée.

En contrepoint, je vous suggère de lire l’article d’Henri Goldman sur son blog : http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/20100425_prendre_bhv_dans_l_autre.html
Il est vrai que beaucoup de Bruxellois quittent Bxl pour des raisons de viabilité et à cause du coût des propriétés . Mais il est aussi vrai que la Flandre investit déjà pas mal à Bxl. Je pense qu’une augmentation des dotations devrait aller de pair avec des mesures d’une meilleure gestion. Est-ce nécessaire d’avoir 19 bourgmestres pour une ville avec à peine 1 million d’habitants?
Dans sa contribution Henri Goldman ne mentionne pas une solution pour le maintient du caractère flamand du Brabant Flamand. Alors que c’est là que réside le vrai problème pour les Flamands. J’éspère surtout que les francophones seraient dans la mesure d’y trouver une solution autre que de dire qu’il est normal que chaque francophone parler sa langue en Flandre.
Est-ce nécessaire d’avoir 19 bourgmestres pour une ville avec à peine 1 million d’habitants?
Non, d’ailleurs quand vous serez de nouveau français vous aurez des arrondissements à la place.
Sinon je m’inscris en faux, par rapport au raisonnement, profondement naïf. Dans tous les cas de figure la Flandre finira indépendante ou dans un état de quasi indépendance (confédération coquille vide). En tout cas une indépendance financière et la fin de la solidarité nord-sud, sauf pour les retraites évidement. La négociation de BHV c’est tout simplement les frontières du futur état flamand.
Si tu veux sauver la belgique, il n’y a pas de solution les flamands n’ayant dorénavant plus aucun sentiment belgicain. Conclusion c’est pas aux francophones de payer le « prix » de la volonté séparatiste flamande. Sinon comment arrêter des négociations qui n’ont tout simplement jamais commencée !
Une première remarque: La majorité en Flandre n’a pas de problème avec la solidarité interpersonnelle. Vos politiciens vous font croire cela parce qu’il est plus facile d’avoir un ennemi que de devoir expliquer à quoi cette solidarité a servit. Quels sont les résultats depuis tant d’années? Ce qui me surprend surtout c’est que les Francophones eux-mêmes ne veulent pas savoir à quoi bon était cette solidarité? Vous êtes quand-même les premiers intéressés?
Quand au futur: que voulez vous: vivre ensemble comme des amis qui s’engagent ensemble à faire des choses librement consenti (mais pas toutes)ensemble ou un mariage ou on bloque tout a cause de certaines différences?
Cette coquille, contenant entre autre la solidarité personnelle vaut d’après moi plus que la peine, non?
Et si votre réponse est non, quel est votre alternative?
Je suis entièrement d’accord avec Pierre. La remarque de Pouf illustre bien la méconnaissance profonde que la plupart des francophones ont de ces dossiers, qui les touchent pourtant au premier chef. Les stéréotypes et les clichés n’ont jamais apporté de solution intéressante, rien que des crispations, des tensions, voire des conflits.