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Au-delà des clichés


Albert Camus, solitaire et solidaire, Catherine Camus, Paris : Michel Lafon, 2010. 205 p. 40 €

Difficile d’imaginer ce que Camus aurait pensé des commémorations qui fleurissent aujourd’hui, cinquante ans après sa disparition prématurée et tragique. Ce qui est sûr, c’est qu’il aurait trouvé la question… absurde. Seule comptait pour lui la vie, la lutte et le bonheur qu’elle offrait. Ce qui est également sûr, c’est qu’il aura fallu cinquante ans pour que l’on commence à se débarrasser de la chape d’incompréhension, pour ne pas dire de bêtise intégrale, qu’auront fait peser sur cette œuvre exceptionnelle l’idéologie et l’appareil sociologique et intellectuel dictatorial mis en place par Jean-Paul Sartre, à travers Les temps modernes.
Le livre organisé par sa fille Catherine n’évite pas les clichés, et pour cause : la part des photographies, connues ou privées, y est majeure. Ainsi, le sous-titre, “Solitaire et solidaire”, est un des plus convenus et des plus souvent lus à propos de Camus. Cela dit, pourquoi se priver de dire des vérités sous prétexte qu’on les a déjà entendues ? Et au-delà, le livre propose un parcours sensible et juste à travers la vie de cet homme, venu du milieu le plus populaire pour prendre sa place au soleil de l’intelligentsia parisienne – laquelle, peut-être, ne lui aura peut-être pas pardonné de n’être pas bourgeois, dans ce milieu où il fallait en être un pour cracher sur la bourgeoisie.
Un très beau livre donc, soigné, précis, parfaitement documenté, qui ne se contente pas de collectionner les images, mais présente une synthèse digeste de l’évolution de la pensée et de l’œuvre de celui que je considère (et je ne suis pas le seul) comme le plus grand écrivain français du XXe siècle.

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Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.