Un très discret centenaire
Le centenaire de la mort de Léopold II, en 2009, n’a pas, c’est le moins qu’on puisse dire, été célébré en grande pompe sous nos latitudes. Visiblement, quelques mécanismes en pilotage automatique n’ont pas été activés. C’en était même devenu suspect : on cherchait en vain les hommages de la Nation à ce monarque d’une grande inventivité dans le déshonneur, à qui il faut reconnaître un sens des affaires particulièrement poussé et à qui, grâce à ses dons particuliers de pilleur, le pays doit une part considérable de sa richesse. Bien entendu, le Titan Urbaniste a, pour sa part, été quelque peu mis en avant : celui qui a littéralement dirigé avec des architectes de renom les travaux d’embellissement (payés sur sa cassette personnelle, donc pas maigre) de Bruxelles a toujours ses partisans. Mais quasiment rien sur le Congo. Curieux oubli, succédant à tant de glose ! Qu’est-ce à dire ? Y aurait-il eu dans toute cette aventure quelque chose de honteux, sur quoi il valait mieux ne plus s’étendre ? (Lire la suite…)







