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Avant qu’on se résigne


Je viens de vérifier : j’ai consacré ma première chronique à Zaventem en septembre 2004. Cinq ans, et le Brabant toujours perdant. On s’étonne… Des responsables wallons toujours aussi peu convaincus de l’intérêt qu’ils ont à défendre des concitoyens trop nantis à leurs yeux, des responsables flamands trop soucieux de flatter leur électorat amateur de barbecue et de terrains pas chers dans les zones anciennement survolées par les avions, un gouvernement qui a pris l’habitude de ne pas tenir compte des décisions de justice, lesquelles se contredisent parfois. Et en attendant, au-dessus de nos têtes, des avions toujours plus nombreux, toujours plus bas, toujours plus dangereux.
Mon ami Denis Marion, dont vous retrouvez les chroniques ici, se bat depuis toujours. D’autres associations, comme l’AWACCS aussi. Mais il est évident que le gouvernement table sur la résignation. Il y a tellement d’autres chats à fouetter, non ? On ne va pas s’em… pour des broutilles à l’heure où les crises, les vraies, se multiplient !
A voir. Les grands problèmes sont un ramassis de “petits” problèmes. Le développement durable, le contrôle des dépenses d’énergie sont liés à la problématique de Zaventem (et de tous les aéroports). Que le prix du mazout ait baissé n’y change rien. Et le survol quotidien d’une capitale et d’une zone à forte densité est une aberration criminelle, même s’il y a eu la crise des subprimes et la grippe A.
Alors, si vous êtes concernés (et pas seulement parce que les avions gâchent vos dimanches au jardin), ne baissez pas les bras; écrivez, portez plainte, soutenez les associations qui se battent.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…