Facebook

Avis (suite)


Aucune gazette n’ayant reçu de la timonerie l’autorisation de publier notre Avis, c’est le porte-voix du Chef de bord Etienne Mougeotte qui, en première page du Figaro ce mercredi 20 octobre, en traduit la substance dans un édit condamnant aux fers, pour avoir pris « en otage » le navire social, tous les « apprentis-sorciers » responsables de la mutinerie, coupables d’ « utiliser la force contre le droit », sous ce titre explicite : Les Naufrageurs !

Le fameux garde-chiourme idéologique Yves de Kerdrel, dans la même feuille, va jusqu’à citer Psychologie des foules de Gustave Le Bon :

« Céder une fois à la foule, c’est lui donner conscience de sa force et se condamner à lui céder toujours »

La France, à ses yeux, ne perd-elle pas le Nord, gangrenée par une organisation syndicale portant le nom de SUD ?

Comme nous ne voulons pas que la traduction de notre Avis, par ce personnel peu qualifié, soit jugée tendancieuse dans le futur, signalons qu’est visible au Louvres, tous les jours ouvrables, une représentation véridique du naufrage. Le tableau de Géricault confirme bien qu’un Nègre des banlieues, debout au sommet de l’image, adresse un signal de détresse aux incertains siècles à venir : comme tel, c’est lui le timonier du radeau à la dérive…

(Cette suite n’ayant pas plus de chance que notre Avis de paraître ou de recevoir un quelconque écho, nous confions l’ensemble du message à la bienveillance du cycle entier des ondes allant de la source au rivage en passant par les nuages.)

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…