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Baby-sitting


Premier chagrin, Eva Kavian, Mijade, 189 pages

Eva Kavian a une plume redoutable pour débusquer les émois adolescents, pour traquer les joies et les chagrins de cet âge compliqué, pour dépeindre le monde de l’enfance avec pertinence et tendresse. Dans son dernier roman pour adolescent, Premier chagrin, elle nous raconte l’histoire de Sophie. Gamine délurée, celle-ci décide de faire du baby-sitting. Elle répond à une petite annonce et découvre avec étonnement que c’est une grand-mère et non une jeune mère qui a posé l’annonce. Par le biais de la rencontre entre cette vieille dame et la jeune fille, Eva Kavian nous amène à réfléchir à des sujets aussi sensibles que la maladie, la mort, les conflits familiaux, le pardon et les relations intergénérationnelles. Elle le fait avec brio et humour. Un livre à mettre entre toutes les mains.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…