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Being There by Tord Gustavsen


Certaines musiques sont comme ces chocolats ordinaires,uniquement créés pour être avalés rapidement, sans réfléchir, des chocolats qui n’ont finalement d’autre prétention que de procurer satisfaction et plaisir immédiats. Et en soi, c’est déjà magnifique si ce but est atteint.

Mais il en existe d’autres plus subtils, plus raffinés, conçus pour être d’abord regardés, désirés, gourmandises suaves devant lesquelles on hésite avant de les mordiller et les sucer pour se laisser envahir doucement par l’extase, moment de plaisir intense et rare, qui grave dans la mémoire un souvenir indélébile de sensualité.

L’album “ Being there” du pianiste norvégien Tord Gustavsen est, sans conteste, à verser dans cette seconde catégorie de pure sensualité. On y découvre un piano, une basse et une batterie pour des compositions personnelles, pures et aériennes, enivrantes comme leparfum d’une femme inconnue, reposantes comme une tasse de thé au soleil.

« Being there », c’est une présence rare, un jeu éthéré et une interprétation délicate de douces ballades, une caresse magique et légère des touches du clavier, c’est un album exceptionnel, un album de tous les instants, qu’on soit branché jazz ou pas…car il est impossible de ne pas succomber au charme de ce brillant pianiste et de son trio.

« Being there », c’est enfin une invitation au voyage, à la confidence, à la douceur sans jamais tomber dans la zen attitude, ni dans le soporifique, tout maniérisme étant par ailleurs soigneusement évité. Bref, un excellentissime enregistrement, hors classe.

A savourer, à aimer, à laisser fondre doucettement en bouche, et à garder près de soi pour les grands moments de la vie.

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »