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Belga Bordeelo, 6



J’assiste à deux nouvelles repétitions, samedi 16 et dimanche 17 janvier, à Mons. Nous avons embarqué Ewout, comédien et metteur en scène qui remplacera le gantois walid pour la première représentation, vendredi prochain. Je montre à tous l’entretien de Frédérique dans Victoire, le supplément hebdomadaire du Soir, où elle déclare notamment : «Objectif : décloisonnement ! Cela dit, lors des premières improvisations, je n’ai pas senti de conflit majeur, mais bien une réponse commune : la peur de perdre son emploi, de manquer, de tomber malade… Voilà qui éclaire la place réelle de ce «conflit», non ?», et de conclure : «On s’identifie à ces gens qui parlent dans leur langue maternelle et ironisent sur ce conflit tellement désuet… C’est un spectacle qui interroge, mais je n’ai pas de leçon à donner, ce qui sort émane de nous ! C’est cathartique.» Après tant de doutes sur le projet et la manière de le mener, la limpidité serait-elle au rendez-vous ?

Au début, cela n’en prend pourtant pas encore le chemin. Des liens manquent encore, ou ne se font pas correctement. Le choix des musiques tourne au casse-tête : d’ailleurs, il vaudrait mieux que les comédiens, assis au fond du plateau, se chargent de les faire démarrer (ce sera expérimenté dimanche et, en effet, cela responsabilise les comédiens et rend leurs entrées plus fluides). J’écris rapidement un texte parodique pour Gérard, qui déclamera sur la gloire d’un pays sans pareil, où les noms flamboyants des provinces ont sûrement été inventés par les esprits les plus pointus qu’a pu produire l’humanité (on voit le genre…). On essaye de nouvelles scènes, on en retranche d’autres. Les heures tournent sur les montres de tout le monde. Christine arrive, et aussitôt procède à la vérification des costumes et des chaussures : il faudra des retouches, des reprises, des ajustements.

Le dimanche, à la table, nous préparons les montages du jour. Pendant ce temps, les comédiens, isolés dans la pièce réservée aux habillages, répètent Geef me een kus, la chanson qu’ils interprètent de concert. Soudain, c’est comme si un déclic se faisait entendre au même instant dans les cerveaux conjugués de Fred, d’Ewout et dans le mien. Voilà comment le spectacle doit commencer : quand les spectateurs arrivent et s’installent, ils entendent la chanson, comme une voix off par les acteurs réunis dans un escalier, et qui les accompagnera avant l’entrée en scène. Nous aussi, à la table, nous devons tirer parti des situations qui se présent, nous aussi devons être capables d’improviser.

De proche en proche, un montage se met en place. A partir de 17 heures, le dimanche, il se déroule à peu près sans encombre : Belga Bordeelo devrait durer environ une heure et quart. Des scènes vont sans doute encore changer de place, mais la structure est là. Après le départ des comédiens, nous passons à nouveau en revue le montage à peu près fixé : il y a finalement peu de remarques, et pas du tout de remise en cause. Même si Fred l’aurait voulu encore plus déjanté, le bordeelo l’emporte sur le belga du titre.

Les derniers jours avant les représentations, il faudra travailler sur les détails et les enchaînements des scènes. Je pense que le bon axe est en vue. Mais lundi soir, Fred m’envoie un message : «Problèmes avec la fin. On cherche».

Les représentations prochaines :

Vendredi 22 janvier et samedi 23 janvier à 20 h,

Dimanche 24 janvier à 16 h à la Maison Folie, Mons, 8 rue des arbalestriers.

Infos et réservations.

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »