Facebook

Belgium one point


Barack : Que lisez-vous Hillary ? Vous vous plongez dans les langues exotiques ?

Hillary : Le néerlandais pour les nuls. J’ai du mal…

Barack : Le néerlandais ? Dans quel pays du Moyen Orient parle-t-on ce sabir ?

Hillary : En Belgique, voyons ! Il paraît que c’est la langue des gens les plus intelligents du monde. Regardez à la télé « De slimste mens ter Wereld ». Donc je m’y mets.

Barack : OK. C’est un jeu ? Qu’est-ce qu’on gagne ?

Hillary : Premier prix : la direction d’un pays en plein micmac.

Barack : Ah ? C’est un politicien qui a décroché la palme?

Hillary : Non, un acteur comique.

Barack : Amaï ! Pas étonnant que les Belges n’aient pas encore de premier ministre ! Si la crise continue, envoyons-leur quelques députés irakiens comme consultants.

Hillary : Dire qu’en Egypte et en Tunisie, il n’a fallu que quelques jours pour changer de chefs d’état et de gouvernement.

Barack : Depuis que j’ai encouragé les foules arabes, je sens que j’ai la baraka. Si j’intervenais à la télé belge ?

Hillary : La télé belge ? Quelle télé belge ? Elles sont flamandes ou françaises et font tout pour s’ignorer quand elles n’accentuent pas le fossé entre leurs téléspectateurs. Parlez à la télé francophone, les Flamands défileront en criant US, go home ! Si vous choisissez la télé néerlandophone, ce sont les Wallons qui vont appeler l’armée française à la rescousse ! Un vrai casse-tête ce pays. En comparaison, le conflit israélo-palestinien est une sinécure ; on connaît le mode d’emploi. En Belgique, quand un joueur avance son pion, il en profite pour changer les règles du jeu. Ca craint !

Barack : Et où vont-ils comme ça ?

Hillary : Cahin-caha vers la partition du pays.

Barack (qui scrute la mappemonde du bureau ovale avec une loupe) : Il est pourtant si petit que je ne parviens pas à le retrouver sur la carte.

Hillary :  Pas étonnant que le village des Schtroumfs ait été inventé par Peyo, un auteur belge. On a cru que c’était un univers de fantaisie. Mais ce Peyo était en dessous de la réalité : sur ce territoire minuscule ils veulent deux royaumes encore plus minuscules si ce scénario catastrophe se réalise, peut-être trois, voire quatre.

Barack (inquiet) : Et où ira l’Otan si le pays implose ?

Hillary : Laissez-moi réfléchir. Notre quartier général est situé à Bruxelles, une région à majorité francophone, enclavé en territoire flamand, qui pourrait devenir une ville-état, rattachée à Washington D.C. Vous me suivez ?

Barack : Alors, on déménage ? Podverdeke, Hillary ! Vous n’avez pas un dico bruxellois ? Si je dois me frotter à tous ces super-castars, il ne faut pas que j’ai l’air d’une klett ! Michèle ! Komme ke zien ! Fais la valise ! On s’installe à Bruxelles !

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…