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Bonjour, tristesse ?


La petite, Michèle Halberstadt, Paris : Albin Michel, 2011. 148 p. 13 €

Au début, on se dit : encore une histoire de pauvre petite fille triste, un de ces drames bourgeois dont la littérature française nous inonde… Mais ce serait oublier le talent et la sensibilité de Michèle Halberstadt. Cette “petite” — et qu’elle soit ou non l’auteure a peu d’importance – est vraiment en souffrance, même si on se dit qu’elle a (presque) tout pour être heureuse, et le geste qu’elle pose, terrible, pour manifester cette douleur ne peut pas laisser indifférent. Toute la réussite littéraire est là, d’ailleurs ; dans le magnifique retournement final, qui remet non seulement une vie en perspective, mais aussi les relations dans la famille.
Cette famille, cette “petite”, ce sont les nôtres, c’est nous. Rien d’exceptionnellement dramatique, ce qui n’empêche pas le drame absolu de rôder. Un livre qui peut nous aider à mieux regarder ceux qui vivent près de nous. À commencer par nous-mêmes. un vrai roman d’apprentissage, qui finalement donne envie de vivre.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…