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Cabinet de curiosités


SIJIE_Acrobatie_ptL’acrobatie aérienne de Confucius, Dai Sijie, Paris : Flammarion, 2009. 251 p. €

Rares sont, aujourd’hui, les romans plus baroques que celui-ci. D’abord pour la période : le XVIe siècle. Mais pas le nôtre : tout se passe chez Sa Majesté empereur de Chine, Quinte Souveraine qui non content d’être le plus puissant, se veut multiple grâce à 4 sosies parfaits. Baroque encore, car par un effet d’écriture kaléidoscopique, Sijie fait tourbillonner son récit et le démultiplie à son tour, nous entraîne de Chine en Europe, où Rabelais s’interroge sur mes mystères érotiques d’une porcelaine chinoise, et en Afrique, qui crée la stupeur de l’Empereur chinois par la taille de certain attribut du premier Noir à mettre les pieds dans l’Empire du milieu, pour son malheur. Le monde découvre le monde, stupeur et tremblement, effroi, émoi, fascination.
C’est fou, c’est drôle, c’est intelligent. Et on ne peut s’empêcher de s’interroger, à la fin du livre, sur les véritables priorités de ceux qui sont sensés gouverner le monde…

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…