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Camus, toujours


Albert Camus, fils d’Alger, Alain Vircondelet, Paris : Fayard, 2010. 383 p. 23 €

Cette énième bio sur Camus n’est pas le fruit d’un opportunisme éditorial flairant le “bon coup” des anniversaires macabres. Vircondelet insiste sur les liens indéfectibles qui unissent Camus à l’Algérie, et qui éclairent tout son parcours, y compris, voire surtout, les dernières années, si difficiles, durant lesquelles, rejeté par l’intelligentsia parisienne et sartrienne, couronné par Nobel qui l’effraie, il essaie de faire entendre une voix différente sur la guerre d’Algérie. Camus a toujours voulu la mesure, l’équilibre ; il sera mal compris par tous, sur cette question, tant les défenseurs de l’Algérie française que les thuriféraires de l’indépendance à tout prix.
Vircondelet est né aussi à Alger. Il est frère de Camus, pour cela. Mais aussi pour cette compréhension en profondeur d’une des œuvres majeures du XXe siècle, qui a ses terribles zones d’ombre et d’angoisse, autant que de déchirants appels à un espoir qui se refuse.

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Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…