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Carrefour, le « top employeur »


Connaissez-vous, Monsieur Lars Olofson ? Pas vraiment, sans doute ! Et bien Monsieur Lars Olofson est le directeur générale du Groupe Carrefour International. Jusqu’ici il n’a pas voulu répondre aux demandes d’interview  concernant les 1672 licenciements programmés chez Carrefour Belgique. Mais vous pouvez faire la connaissance du DG en vous rendant sur le site du groupe Carrefour.com. Et c’est très instructif. D’abord parce que vous pourrez voir et écouter un entretien de Lars Olofson interrogé par son service de communication sur le bilan 2009 du groupe. Un entretien réalisé quelques jours avant l’annonce des licenciements en Belgique. Lars est le haut cadre par excellence. Bien sur lui, dynamique, clair et tranchant, bref un type qui en veut. Il ne pense  pas que l’on puisse en douter un instant. Notez d’emblée que pour le DG, Carrefour a atteint ses objectifs de marché en 2009, que les ventes ont été plus importantes que prévu, de même d’ailleurs que les économies de coût. Là, on dresse l’oreille sur les  premiers fruits d’un nouveau plan de transformation mais on n’en saura guère plus. « Je veux faire évoluer la culture de Carrefour, proclame le DG. Elle est basée sur un esprit d’entrepreneur et de conquête. Je voudrais y ajouter la culture de la performance. Je ne fais qu’ajouter de nouveaux talents à la gestion solide de Carrefour, s’exclame-t-il encore. Ah Bon ! Pour la Belgique,  en tous cas, ce n’est pas vraiment ce que les spécialistes du secteur semblent avoir constaté. « Nous avons redémarré le moteur en 2009, poursuit Lars. Donc, ajoute-t-il, l’image que je donnerais pour 2010 ce serait de foncer à « tombeau ouvert ». « Tombeau ouvert», effectivement l’image est audacieuse… Et peut-être un rien cynique en termes d’emplois. Allez voir sur Carrefour.com, vous n’y trouverez pas une ligne sur les licenciements en Belgique mais vous apprendrez que Carrefour France a obtenu pour la 2e année consécutive le label « top employeur »  pour l’excellence de leur offre en termes de ressources humaines. Carrefour « Top employeur » ! Voilà un beau slogan ? Puisque on est à la Foire du Livre, Arnaud, allons voir si on trouve la suite de l’histoire dans un volume de Bibliothèque Rose…à moins, je ne le crains, que ce soit plutôt dans un roman noir.

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Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…