Pour le Canada, contre les USA

© P. Pellizzari. Vancouver 2010, entrée de l'équipe du Canada pour le match contre les USA (qualifications)

On a déjà beaucoup parlé de ce sujet, mais les jeux olympiques sont un bel exemple et un moment intéressant pour se poser la question de la nationalité. (Lire la suite…)

Chine, croissance surréaliste

© P. Pellizzari, Sichuan

Durant mes divers reportages photographiques en Chine, il m’était impossible de ne pas penser au système politique. J’étais impressionné par l’efficacité avec laquelle certains projets d’intérêt commun étaient réalisés, et j’étais néanmoins troublé par le traitement de la liberté et du bonheur. Hier soir en écoutant et voyant une rétrospective sur Satie, mon trouble a pris une autre dimension. À l’époque du compositeur, l’Europe, forte de sa croissance, explosait de joie ( malgré les guerres). Les surréalistes rivalisaient d’ingéniosité pour être drôles, des projets artistiques en tous genres naissaient, l’aisance de la croissance donnait à certains des ailes.
Aujourd’hui, la Chine jouit de la même croissance économique, mais absolument rien de joyeux, de créatif et surtout de léger n’en sort. Certains vous diront que c’est leur passé qui pèse; je pense au contraire que c’est le présent, voire l’avenir qui les attristent.
C’est peut-être aussi cela la liberté: pouvoir être surréaliste.

Y être ; le paradoxe de l’exclusivité

En mars 2010, la population du monde sera de 7 milliards. Cette masse croissante suscite des phénomènes d’une autre taille: des méga-films, des méga-concerts, des méga-événements sportifs etc…. Y participer sera difficile, en aura-t-on même envie ? Pourtant, le luxe, pour une série de gens, sera d’y être, mais comme VIP. Tout un marché dans cette masse de monde afin d’échanger le privilège de l’un contre l’argent de l’autre ! Le premium, le gold, le platine, le salon, le club, le coach… bref, l’équivalent des trains première, deuxième, troisième classe. Des cultes vont naître autour de lieux et de moments exclusifs.
D’accord, cela a toujours existé, j’étais à Woodstock, j’ai assisté à l’accident de Sena, j’étais à la cérémonie d’investiture d’Obama… mais tout de même, cela nous promets de beaux pièges en perspective !

Histoire de liberté

"La queue du chien", © P. Pellizzari

"La queue du chien", © P. Pellizzari

J’aime la fin novembre et le début de décembre pour le workshop que je donne aux étudiants de photographie à l’école d’art de La Cambre.
Cette année le sujet choisi est : « Raconter une histoire ». (Lire la suite…)

New York-gasme

That day in NY, © P. Pellizzari

That day in NY, © P. Pellizzari


S’il fallait ne garder qu’une ville sur cette terre, (Lire la suite…)

La république du Mont Athos

© P. Pellizzari

© P. Pellizzari

Je reviens du Mont Athos (La Sainte Montagne). J’y allais pour faire un reportage photographique. Le Mont Athos, à la fois montagne et territoire, est une république indépendante de 70km de long et 40km de large, administrée par des moines orthodoxes (environ 2200 moines y vivent). (Lire la suite…)

Mostar brûle-t-il ?

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En détruisant le pont de Mostar et son vieux quartier Musulman, les Croates ont rendu un grand service à la ville de Mostar. Cet évènement a fait le tour du monde, Les généraux Croates de Bosnie Herzegovine sont actuellement jugés pour ces actes (en plus d’autres) par le TPI . A l’époque, le monde a pris fait et cause pour la ville, sans même comprendre les enjeux. Aujourd’hui, tout a été reconstruit à l’identique avec des subsides internationaux, cette partie de la ville est devenue une vraie attraction touristique et, en juillet 2005, l’UNESCO a inscrit Mostar dans le patrimoine mondial.
Comme quoi, les généraux pensaient montrer leur domination ou la manifestation passagère d’une victoire en détruisant le pont et tout le quartier dont ils voulaient éjecter les musulmans, alors qu’un drapeau aurait suffi. Une défaite cuisante.