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Changing Faces by David Linx and the BJO


Première réunion exceptionnelle entre David Linx et le Brussels Jazz Orchestra, deux grandes pointures du jazz européen, à l’occasion de la sortie de « Changing Faces », album étonnant et détonant de dynamisme.

On découvre pour l’occasion, un superbe enregistrement mettant en évidence le chanteur David Linx, personnalité généreuse, toujours aussi passionnée et passionnante, et constamment ouverte aux différents courants musicaux, un superbe chanteur, en pleine maturité, en subtile rupture avec lui-même, sans pour autant renier tout son vécu et passé de musicien, mais également une voix brillante, riche, talentueuse, perpétuellement au service de la musique sous toutes ses formes.

Le second acteur de « Changing Faces » est le Brussels Jazz Orchestra> , un big band belge universellement reconnu et demandé de par le monde, grâce à son leader Frank Vaganée, brillamment secondé par un panel de musiciens de toute toute grande qualité.

En se rencontrant, David et le BJO ont pris soin d’éviter de tomber dans le cliché Sinatra-Basie, crooner à tous les étages et cuivres en rafales sur les standards du jazz. A cette fin, David Linx a demandé à douze musiciens différents, de composer et arranger les douze morceaux de l’album, d’où cette atmosphère agréable et variée, introduisant à chaque titre une lumière et une tonalité personnelle.

Un album lumineux donc, riche en explosions musicales dans un répertoire volontairement éloigné de la facilité, ou des images parfois trop basiques véhiculées par le terme Big Band de jazz.

« Changing Faces », c’est aussi une véritable composition internationale avec, en guest stars, la superbe voix portugaise de Maria Joao, le Brésilien Ivans Lins et la Française Nathalie Dessay, et ce dans une atmosphère de joie à l’image de la huitième plage simplement intitulée “The Land of Joy”.

Un disque à découvrir, à écouter de multiples fois, à aimer pour vivre tout simplement cette merveilleuse musique du jazz, et suivre le parcours de David Linx qui n’a décidément pas fini de nous étonner.

Changing Faces sur Harmonia Mundi/ Etienne Payen

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…