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Chine, croissance surréaliste


© P. Pellizzari, Sichuan

Durant mes divers reportages photographiques en Chine, il m’était impossible de ne pas penser au système politique. J’étais impressionné par l’efficacité avec laquelle certains projets d’intérêt commun étaient réalisés, et j’étais néanmoins troublé par le traitement de la liberté et du bonheur. Hier soir en écoutant et voyant une rétrospective sur Satie, mon trouble a pris une autre dimension. À l’époque du compositeur, l’Europe, forte de sa croissance, explosait de joie ( malgré les guerres). Les surréalistes rivalisaient d’ingéniosité pour être drôles, des projets artistiques en tous genres naissaient, l’aisance de la croissance donnait à certains des ailes.
Aujourd’hui, la Chine jouit de la même croissance économique, mais absolument rien de joyeux, de créatif et surtout de léger n’en sort. Certains vous diront que c’est leur passé qui pèse; je pense au contraire que c’est le présent, voire l’avenir qui les attristent.
C’est peut-être aussi cela la liberté: pouvoir être surréaliste.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.