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Chine : pénurie de salariés


© P. Pellizzari, Hainan, Chine : offres d'emploi affichées dans la rue, 2011

Avec un taux de croissance de 10% par an et une pyramide de population qui ressemble à une poire, la Chine rencontrera bientôt de gros problèmes de pénurie de main d’oeuvre. Ils devront augmenter leur productivité et bouger des usines vers des pays voisins. Les panneaux dans les rues, les foires de l’emploi, la migration de travailleurs sont déjà les signes de ce changement.

Voici quelques extraits d’un article paru dans le China Daily du 2 Mars:

« Une étude du bureau National de statistique montre que le salaire mensuel moyen d’un travailleur dans l’est du pays est de 1 422 yuan ( 156 € ) soit seulement 4 € de plus que dans le centre et 7 € de plus que dans l’ouest mais avec un coût de la vie bien plus important. »

Un manager d’une société électronique dit: « Nous avons augmenté nos salaires de 20% et malgré cela nous continuons a manquer cruellement de main d’oeuvre, il nous manque 30 000 personnes ».

« La Chine a créé 25 millions d’emplois l’année dernière, le double des prévisions. »

Durant les 20 dernières années, la population des 10 à 19 ans qui constitue les ressources de demain est passée de 19,9 % de la population à 13,5 %, alors que celle de 50 à 59 ans est passée de 7,8 % à 14 %. »

Passionnant ce qu’il se passe, de beaux bouleversements en perspective.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…