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Chroniques d’été: la douceur de la rupinité


Une série de chroniques construites sur des propos recueillis ces derniers mois.
Le parvis d’une ancienne école communale… Les gens essuient les derniers feux du jour et d’une réunion mouvementée.
« Il est nécessaire de conserver le caractère rural de nos villages, ré assène encore et toujours la même dame chic. C’est pour cela que nous sommes venus nous installer ici.
-          Mais êtes-vous proche du monde rural ? demande perfidement un chevelu.
-          Je ne suis pas agricultrice mais là n’est pas la question. Je peux apprécier la beauté et le calme de la campagne.
-          Donc, pour vous, la campagne est synonyme de calme et de beauté ?
-          Mais bien entendu. Loin du vacarme des villes et de la circulation.
-          Mais, vous vous rendez régulièrement en ville.
-          Moi pas, mais mon mari tous les jours. Moi, je n’y vais que pour les expositions ou le théâtre.
-          Ha !
-          La campagne offre ce repos dont nous devrions tous jouir.  Et puis, il y a le charme de nos villages. Prenez B…, un très bel exemple de village rural, protégé par un RGBSR.
-          RGBSR, ha oui ! Le règlement général pour des bâtisses sans réflexion…
-          Mais enfin, ce sont quand même de beaux bâtiments.
-          Oui, des imitations de fermettes pour les bourrins fortunés.
-          Je ne peux pas vous suivre. Il y a encore des fermes, des champs, des prés. Tout cela fait la ruralité.
-          Bien entendu que cela est rural, mais cela ne fait pas la ruralité de votre village. D’abord, on pourrait se poser la question sur le caractère agricole ou industriel de certains élevages, mais surtout, on ne peut constater que les habitants de votre village ont autant de relation avec la terre que j’en ai avec Albert.
-          Albert ?
-          Ben oui, Albert II avec lequel je ne suis guère intime. Comptez les potagers, les vergers. Il n’en reste plus guère. De la pelouse et des conifères, oui, mais pour le reste, rien. D’ailleurs, je suis sûr qu’il y a plus de canassons que de poules pondeuses. Autant de diversité qu’un parking de grande surface.
-          Mais la ruralité, c’est aussi la convivialité.
-          Faut pas croire que tous les culs-terreux sont des amitieux. J’en ai connu des hargneux, bas de plafond. De toute façon, c’est grilles automatiques et chasse aux piétons dans ce bled. Tout au plus sortent-ils les tentes pour la ducasse, pour mieux se disputer entre organisateurs.
-          De toute façon, vous avez beau me contredire. Je suis pour la défense de la ruralité. Calme quiétude et protection des paysages. Il est hors de question d’avoir des corons au fond de mon jardin.
-          Je comprends. Prime au primo arrivant. Vous avez pu faire vos merdes, mais vous l’interdisez aux autres. Belle mentalité.
Moi, pendant ce temps-là, je compte les 4X4 de luxe qui passent. Je suis sûr qu’ils en passent plus que de vaches… laitières. Ha, l’odeur de la bouse de vache authentique et de fermière accorte comme dirait mon parrain.
Denis Marion, entrepreneur sans but lucratif.

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Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »