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Cita Verte, un exemple ? (2)


Il est de coutume de célébrer dans nos sociétés l’esprit d’équipe. Ce n’est pas pour rien que le « fouteballe » a autant de succès. Et une équipe gouvernementale, ce n’est pas autre chose qu’une équipe qui tend à vouloir marquer des buts, en favorisant le jeu, mais c’est toujours au dernier, celui qui a le ballon et qui est devant le « goal » d’envoyer au fond des filets. Là, il est seul, devant sa décision.

Cette métaphore « fouteballistique » en fera pleurer plus d’un par son indigence, mais quand même, le gouvernement wallon, c’est quand même une équipe qui veut atteindre ses buts décrits dans une déclaration. Alors, la sortie de certain ministre dans le dossier « Cita Verde», conseillant à tous d’introduire un recours contre la décision d’un de ses collègues, cela fait penser à un gardien qui demanderait un carton rouge pour son propre avant-centre.

Qu’un bourgmestre, qu’un membre de l’opposition, qu’un député fassent ce genre de recommandations, je peux le comprendre. Ils ont leur liberté de parole. Mais au sein d’une même équipe… Cela démontre une certaine idée de faire de la politique, un jeu où il est plus important d’empêcher les autres de marquer que de faire gagner l’équipe. Ce n’est autre chose quand un ministre, ardent opposant d’un projet, en devient un défenseur quand le ministre, gestionnaire du dossier, change de couleur politique.

Bien entendu, comme au « fouteballe », il y a des individualités, mais les problèmes d’ego, cela se règle dans les vestiaires, pas sur le terrain ou dans la presse. Comme électeur, j’attends d’une équipe gouvernementale qu’elle gouverne, en équipe, en collaboration quand cela est nécessaire. Y aurait-il des divergences ou des manquements, que cela se règle dans l’intimité. D’aucuns jugeront cela hypocrite. Personnellement, je le trouve beaucoup moins que de signer une déclaration commune et de s’en torcher par après. Et puis, j’ai toujours eu horreur des couples qui se disputent en public…

Ha ! Cette déclaration de politique régionale… Elle est signée. Il faut l’appliquer… Ce n’est pas comme certains voudraient le faire croire, une déclaration de bonnes intentions dont on paverait l’enfer wallon. Ce sont des contraintes, mais des contraintes librement consenties par les signataires. A eux de les assumer.

Denis MARION.

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Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…