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Cita Verte, un exemple ? (2)


Il est de coutume de célébrer dans nos sociétés l’esprit d’équipe. Ce n’est pas pour rien que le « fouteballe » a autant de succès. Et une équipe gouvernementale, ce n’est pas autre chose qu’une équipe qui tend à vouloir marquer des buts, en favorisant le jeu, mais c’est toujours au dernier, celui qui a le ballon et qui est devant le « goal » d’envoyer au fond des filets. Là, il est seul, devant sa décision.

Cette métaphore « fouteballistique » en fera pleurer plus d’un par son indigence, mais quand même, le gouvernement wallon, c’est quand même une équipe qui veut atteindre ses buts décrits dans une déclaration. Alors, la sortie de certain ministre dans le dossier « Cita Verde», conseillant à tous d’introduire un recours contre la décision d’un de ses collègues, cela fait penser à un gardien qui demanderait un carton rouge pour son propre avant-centre.

Qu’un bourgmestre, qu’un membre de l’opposition, qu’un député fassent ce genre de recommandations, je peux le comprendre. Ils ont leur liberté de parole. Mais au sein d’une même équipe… Cela démontre une certaine idée de faire de la politique, un jeu où il est plus important d’empêcher les autres de marquer que de faire gagner l’équipe. Ce n’est autre chose quand un ministre, ardent opposant d’un projet, en devient un défenseur quand le ministre, gestionnaire du dossier, change de couleur politique.

Bien entendu, comme au « fouteballe », il y a des individualités, mais les problèmes d’ego, cela se règle dans les vestiaires, pas sur le terrain ou dans la presse. Comme électeur, j’attends d’une équipe gouvernementale qu’elle gouverne, en équipe, en collaboration quand cela est nécessaire. Y aurait-il des divergences ou des manquements, que cela se règle dans l’intimité. D’aucuns jugeront cela hypocrite. Personnellement, je le trouve beaucoup moins que de signer une déclaration commune et de s’en torcher par après. Et puis, j’ai toujours eu horreur des couples qui se disputent en public…

Ha ! Cette déclaration de politique régionale… Elle est signée. Il faut l’appliquer… Ce n’est pas comme certains voudraient le faire croire, une déclaration de bonnes intentions dont on paverait l’enfer wallon. Ce sont des contraintes, mais des contraintes librement consenties par les signataires. A eux de les assumer.

Denis MARION.

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Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.