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CO2, mon amour


« CO2, mon amour » est une émission de France Inter[1] qui traite de problèmes environnementaux, singulièrement sur les liens avec les gaz à effets de serre. « CO2, mon amour » est aussi le cri du cœur de ces quelques dizaines de Français pour qui le réchauffement climatique n’existe pas. Recrutés généralement chez les plus vieux et, dit-on, souvent parmi les électeurs de droite, ils ne croient pas que la planète se réchauffe[2].

Ne disait-on pas que les spoutniks déréglaient le temps ? Alors pourquoi croire à ces calembredaines ?

Pourquoi les vieux ? Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion de l’IFOP « pense qu’on touche ici au rapport de l’homme avec la nature. Les générations les plus âgées ont grandi durant les « trente glorieuses » et demeurent, pour beaucoup, imprégnées de certaines valeurs mettant en avant le mythe prométhéen de la capacité de l’homme à maîtriser la nature. Ce sont également des générations où l’idéologie productiviste et l’attachement à la société de consommation sont très importants. Par ailleurs, reconnaître l’impact de l’activité humaine, au cours des dernières décennies, sur le réchauffement climatique est plus dur pour ces générations, qui peuvent se sentir « coupables » alors que cette culpabilité est moins forte dans les jeunes générations, dont la « responsabilité » est moins évidente. »[3] Cela me rappelle une chronique de 2007 dans laquelle j’écrivais « Dans une réunion de famille, dernièrement, un de ces (pas si) petits pensionnés était tout fier de me dire qu’il était déjà parti trois fois par avion cette année »[4].

Pourquoi les électeurs de droite ? Sans doute que la mise en cause des modes de vie remet plus en question les dogmes politiques et économiques de la droite que de la gauche encore que l’étude publiée par Le Monde mette plus en avant le clivage par l’âge que par la catégorie socioprofessionnelle.

Il n’empêche, une septantaine de pour cents de Français croient et s’inquiètent des dérèglements climatiques. Sans doute sont-ce les mêmes chiffres en Belgique. Mais est-ce pour autant que le comportement change, que la manière de vivre évolue ? Ne soyons pas naïf. « Deux Belges sur trois dépenseront autant pour leurs cadeaux de Noël 2010 qu’avant la crise. Quinze pc d’entre eux dépenseront même plus d’argent, selon une enquête de GfK menée dans 16 pays dont la Belgique et auprès de 1.000 personnes par pays. »[5] Et ceux qui ne peuvent dépenser les voleront. « En 2010, les Belges devraient voler pour 159 millions d’euros dans les magasins, selon une enquête de Checkpoint Systems Inc. Ce sont principalement de l’alcool et des vêtements qui sont subtilisés. »

Dépense et consommation  sont nos raisons de vivre. Mais peut-on être heureux en dépensant et consommant moins ?

Je ne sais si le projet EXIT CO2, mis sur pied par la fédération Inter-Environnement Wallonie répondra à cette question mais il devrait permettre, de façon très pointue, de vérifier s’’il est possible, pour un ménage, de diminuer son empreinte carbone de 25% en un an.[6]

Rien que cela, si ce projet réussit, serait source de bonheur. En tous les cas pour moi qui y participe.

Denis MARION

Entrepreneur sans but lucratif.


[1] http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

[2] http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/18/pour-66-des-francais-le-rechauffement-se-fait-deja-sentir_1441771_3244.html

[3] http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/18/les-climatosceptiques-se-recrutent-plutot-a-droite_1442028_3244.html

[4] http://humeur.tropdebruit.be/news/les-fausses-notes-des-tenors-de-parti

[5] http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-12-03/le-vol-de-cadeaux-de-noel-atteindra-159-millions-d-euros-806829.php

[6] http://www.exit-co2.be/

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    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…