Facebook

Conscience noire


Mémoires noires : les Congolais racontent le Congo belge, François Ryckmans, Bruxelles : Racine, 2010. 304 p. 20 €

Le premier coup de cœur de l’année n’est pas un roman, même si l’histoire qu’il relate en a nourri des dizaines, et non des moindres : celle de la colonisation belge du Congo, de 1940 à 1960. Coup de cœur, proche de l’écœurement. Et encore s’agit-il de la période « la moins pire »…
François Ryckmans connaît parfaitement cette période, et pour cause : directeur de l’information sur la RTBF, il est né au Congo et son père compte parmi les Blancs assassinés en 1960. En journaliste, il a collecté des interviews de Congolais qui ont vécu cette période. Des regards croisés précis, humains et douloureux. Au final, pour nous, lecteurs belges, un sentiment de honte : comment a-t-on pu nous comporter de la sorte, faire preuve d’un tel aveuglement, d’une telle bêtise (pour rester positif), voire d’une telle inhumanité ? Une manière de rappeler aux occidentaux que nous sommes que le devoir de mémoire ne concerne pas seulement l’Histoire européenne…

Réagissez

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.

    • Il faut

      Si, comme il l’a confié en Guyane, Nicolas Sarkozy envisage « la fin de sa carrière », et ainsi sa défaite à la Présidentielle de 2012, il sera facile de deviner ce qu’il dirait lors de ses adieux : à savoir que ce n’est pas sa faute si les français sont si allergiques aux réformes – bref, qu’ils ne le méritaient pas ! Et de conclure : « Je vous quitte, car maintenant, il faut que je me fasse de l’argent… »