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Dérangements


Dahlia, Hitonari Tsuji, Paris : Seuil, 2011. 133 p. 16 €

Il y avait longtemps que je n’avais plus lu un livre aussi dense et dérangeant. Au point que j’ai eu, au terme du deuxième chapitre, l’impression de lire un recueil de nouvelles… Mais non, c’est un roman, et d’une force exemplaire que celui de Hitonari Tsuji. Japonais, sans doute, mais surtout universel. Un roman sur le délitement d’un vieil homme, d’un couple, d’une famille. Sur le désir trouble et sauvage, violent, que suscite l’intrusion d’un étranger, au nom de fleur vénéneuse.
La mère, la fille, le père, le fils, tous subissent l’attraction de celui qui, d’invité, devient maître des lieux. Au point que le réel lui-même semble atteint. Les fantasmes, les rêves, les visions se succèdent. Que se passe-t-il vraiment ? Qui est ce jeune garçon qu’a invité la mère — et d’abord, pourquoi l’a-t-elle convié ?
On sort du livre sur la pointe des pieds, comme lorsqu’on surprend une scène intime… Et l’on garde en soi la trace de ces désirs, de ces fantômes, de ces mots et de ces silences.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…