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Des mal-aimés


jaquette_loin_des_brasConteur doué d’origine turque et vivant à Genève, l’auteur Metin Arditi confirme son talent dans un roman fragile et bouleversant, « Loin des bras » publié chez Actes Sud. L’histoire se passe à la fin des années 50 au bord du lac Léman dans un luxueux pensionnat pour gosses de riches, l’Institut Alderson. L’école vit des moments difficiles et pourrait changer de propriétaire, ce qui inquiète plus d’un professeur. L’occasion pour l’auteur de sonder ces âmes tourmentées et d’aborder des thèmes aussi variés que le deuil d’un enfant, l’homosexualité, la collaboration pendant la guerre ou encore l’addiction au jeu. Tout au long de ces 426 pages, Metin Arditi donne tour à tour la parole à chacun des professeurs qui nous raconte son histoire, ses regrets, ses échecs, ses désirs. Des professeurs aussi complexes et déchirés que certains de leurs élèves mal aimés et crevant de solitude. L’auteur brosse avec maîtrise et empathie des portraits attachants et plein d’humanité par le biais d’une écriture fluide et factuelle.

Loin des bras, Metin Arditi, Actes Sud, 426 p.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.