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deux mille douce


Décembre deux mille douce et c’est la fin du monde… A voir nos dirigeants européens tourner en rond comme des poules sans tête, nul doute qu’ils ont choisi de respecter le calendrier maya.
A Bruxelles, le coup de cymbale final sera-t-il donné par Elio Di Rupo ? Le seul moyen pour lui de rester au pouvoir est de retarder le vote de la réforme institutionnelle et de la scission de B.H.V. jusqu’au 11 décembre à minuit. A peine la constitution modifiée, elle disparaîtra avec toute le reste de la planète. Même Olivier Maingain n’a pu rêver plus beau scénario !
Grâce à Bart De Wever, qui prépare ça depuis longtemps, la Flandre sera la seule à échapper au cataclysme. Ayant compris qu’il n’arrivera jamais à se séparer de Bruxelles et de la Wallonie, il a entrepris en douce la construction d’une super-fusée destinée à libérer les Flamands de l’emprise belgicaine : elle les emmènera sur l’une des ces planètes jumelles de la Terre que les astronautes viennent de découvrir. Grâce à l’extraordinaire prévoyance du grand président de la N-VA, les seuls survivants de la catastrophe finale seront donc des militants nationalistes flamands. Bonne chance aux habitants de la planète lointaine sur laquelle ils débarqueront avec pour tout bagage le programme de la N-VA, des gaufres et du J.Jambon. Espérons qu’il n’existe pas chez nos cousins de lois contre les immigrés. Ni contre l’usage des langues étrangères…
Est-ce un hasard ? 2012 est une année d’élections un peu partout sur la planète. Comme si l’on voulait s’offrir un dirigeant de rêve pour terminer l’histoire. On vote aux Etats-Unis, en Russie, en France, dans plusieurs pays arabes. On désigne le nouveau président européen. Et même la dernière tête du parti Ecolo. Il paraît qu’on se bouscule au parti vert pour avoir l’honneur d’annoncer l’anéantissement de la planète.
Etrange de penser que ce n’est pas le réchauffement climatique qui aura sa peau, ni l’explosion d’une nouvelle centrale atomique, ni l’épuisement du pétrole et des autres matières premières. Non, ce sont ces bons vieux Mayas avec leurs prévisions faites il y a des milliers d’années à une époque où ils ne connaissaient ni les 4×4, ni l’avion, même pas la roue.
Remarquez : il existe un curieux lien entre Mayas et Ecolos. Quand on coupe la tête du patron du parti vert, il en en pousse deux autres comme dans l’hydre de la légende. Or, l’hydre est un serpent. Chez les Mayas, c’est justement un serpent, le dieu Kukulkan (le serpent à plumes) qui annoncera la fin du monde.
De là à conclure au rôle historique que jouera sur la planète l’élection des deux successeurs de Jean-Michel Javaux, il n’y a qu’un pas. Un homme, une femme, un serpent. Et tout le bazar recommencera…
Bonne année douce !

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Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…