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Diana Krall:Quiet Nights (et rien de plus!).


Ce qu’il y a de bien avec un album de la pianiste et chanteuse Diana Krall, c’est qu’on n’est jamais ni décu, ni étonné. En effet, la grande majorité de ses productions se ressemblent, d’où cette merveilleuse impression d’écouter toujours le même enregistrement.

Pour arriver à ce résultat, la recette est simple! Au départ, vous prenez une brillante et charmante pianiste canadienne, possédant un swing bien trempé, une voix rocailleuse et d‘indéniables qualités de musicienne, le tout bien mis en place de façon naturelle dans deux premiers albums qui ont plus interpellé les amateurs de jazz que le grand public. Mais dieu que tout cela était prometteur et ouvrait la voie et la voix aux chanteuses interprètes de la planète jazz! Mais c’était déjà il y a une dizaine d’années. Presque une autre époque!

Depuis le marketing est passé par là, et aussi les grands majors, les sempiternelles reprises des classiques du répertoire américain, les violons sirupeux qui en remettent une couche et donnent envie de se mettre au lit plus que tout autre chose. Mais avec comme résultat, la reconnaissance d’un “succès “ international. Malheureusement pour ses “ admirateurs” de la première heure, tous les albums  Diana restent dans le même style, à l’exception peut-être de celui programmé par son rocker de mari Elvis Costello et qui pour une fois décoiffait la belle canadienne.

”Quiet nights”, le dernier opus de Diana Krall porte bien son nom, car il est parfait pour les moments  d’après l’amour, pour laisser dormir le chien devant le feu ouvert, pour offrir l’apéritif à certains de vos amis, qui à l’écoute de cette musique de fond n’hésiteront pas à vous confier “qu’eux aussi aiment le jazz.” Et si vous vous trouvez dans l’ascenseur ou les toilettes d’un grand hôtel de par le monde, il y a beaucoup de chances pour que la musique entendue  soit extraite de cet album.

Car au-delà de ces opportunités, il y a peu d’intérêt à écouter ce cd, mélange de reprises de bossa nova, certes joliment interprétées, avec ce zeste professionnel de voix sexy qu’il convient d’ajouter mais tellement jouées et rejouées depuis cinquante ans qu’il n’y a guère d’intérêt à les présenter une fois de plus.

D’où cette question qui nous brûle les lèvres: quand cette grande dame du jazz osera t-elle s’éloigner quelque peu du circuit commercial, pour à nouveau faire mal au clavier de son piano et réellement exprimer ce qu’elle a de plus précieux comme qualité: le talent ?
Diana Krall  Quiet nights/ Universal

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Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…