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Donfut jura mais un peu tard


Après l’affaire Agusta, on avait légiféré pour limiter et contrôler drastiquement les dépenses des campagnes électorales. C’est l’excuse que certains (journalistes et politiques) avancent aujourd’hui pour expliquer combien la campagne est morne et plane…
Après l’affaire Donfut, le parlement wallon a légiféré en hâte pour interdire aux futurs ministres d’avoir une autre source de revenus. Sera-ce l’excuse, demain, pour expliquer pourquoi seuls les plus mauvais accepteront encore d’être ministre ?
Comme trop souvent, on a agi dans la précipitation, sous la contrainte de l’opinion publique choquée par une énième affaire. Cette affaire est le symptôme d’une dérive politicienne qui frapperait n’importe quel parti depuis trop longtemps au pouvoir et sans réelle opposition. Il est inadmissible qu’un ministre profite de sa position et des liens qu’il entretient avec une intercommunale dirigée par un proche pour empocher des sommes absurdes en rémunération d’un travail peu consistant. Pour autant, un(e) ministre doit être quelqu’un de compétent et de hautement qualifié. De telles personnes sont rares. Elles peuvent rendre des services à d’autres sociétés que celle pour laquelle elles travaillent. Des professeurs de droit, à l’université, ont un cabinet. Il n’est donc pas choquant qu’un ministre soit rémunéré pour d’autres fonctions. C’est même, dans l’absolu, un gage de qualité. Mais il faut que ce soit régi par un cadre déontologique strict : aucun système de clan ne peut être à l’origine de ce contrat, tout doit pouvoir être contrôlé par un audit totalement indépendant des partis et des instances politiques.
Il faudra peut-être aussi s’interroger sur le nombre pléthorique de ministres que doit financer notre pays fédéral en ses multiples instances… Cela nous évitera d’en découvrir certains au moment où la presse parle d’eux à cause d’un scandale.

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Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.