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Donfut jura mais un peu tard


Après l’affaire Agusta, on avait légiféré pour limiter et contrôler drastiquement les dépenses des campagnes électorales. C’est l’excuse que certains (journalistes et politiques) avancent aujourd’hui pour expliquer combien la campagne est morne et plane…
Après l’affaire Donfut, le parlement wallon a légiféré en hâte pour interdire aux futurs ministres d’avoir une autre source de revenus. Sera-ce l’excuse, demain, pour expliquer pourquoi seuls les plus mauvais accepteront encore d’être ministre ?
Comme trop souvent, on a agi dans la précipitation, sous la contrainte de l’opinion publique choquée par une énième affaire. Cette affaire est le symptôme d’une dérive politicienne qui frapperait n’importe quel parti depuis trop longtemps au pouvoir et sans réelle opposition. Il est inadmissible qu’un ministre profite de sa position et des liens qu’il entretient avec une intercommunale dirigée par un proche pour empocher des sommes absurdes en rémunération d’un travail peu consistant. Pour autant, un(e) ministre doit être quelqu’un de compétent et de hautement qualifié. De telles personnes sont rares. Elles peuvent rendre des services à d’autres sociétés que celle pour laquelle elles travaillent. Des professeurs de droit, à l’université, ont un cabinet. Il n’est donc pas choquant qu’un ministre soit rémunéré pour d’autres fonctions. C’est même, dans l’absolu, un gage de qualité. Mais il faut que ce soit régi par un cadre déontologique strict : aucun système de clan ne peut être à l’origine de ce contrat, tout doit pouvoir être contrôlé par un audit totalement indépendant des partis et des instances politiques.
Il faudra peut-être aussi s’interroger sur le nombre pléthorique de ministres que doit financer notre pays fédéral en ses multiples instances… Cela nous évitera d’en découvrir certains au moment où la presse parle d’eux à cause d’un scandale.

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Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…