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En v’là du jazz, en v’là ! Et c’est du bon croyez-moi (air connu…) !


Ce bon jazz, c’est celui de « Talisman« , le dernier enregistrement du saxophoniste belge Fred Delplancq. Trois ans se sont écoulés depuis « Witches dance« , son précédent album, trois ans de rencontres, de voyages, de tournées, de réflexions, d’amitiés et d’amour, mais surtout le temps nécessaire pour composer tous les morceaux de ce nouveau petit bijou.

Au final, une musique forte, énergique, originale sans tomber dans l’extravagant ou l’inaudible. Pas de standards donc, mais du beau travail, de la prise de risque, venant d’un musicien qui a quelque chose à dire, une personnalité propre et qui ne se retient pas de l’exprimer.

Dix compositions autour d’un quartet dans l’air du temps : au piano, Vincent Bruyninckx, flamboyant et charismatique, volant fréquemment la vedette à Fred, un nom à retenir et à suivre, à la basse, un Sam Gerstmans bien en forme, et aux drums, Toon Van Dionant, ingénieux batteur, distillant un tempo et quelques solos originaux tout au long de « Talisman« .

Sans oublier, la présence exceptionnelle du trompettiste Jean-Paul Estiévenart, brillant comme toujours et dont la rencontre avec Fred sur le quatrième morceau met l’eau à la bouche, dans l’hypothétique attente d’un album commun.

Enfin, cet enregistrement ne sonnerait pas aussi bien, sans la présence chaleureuse du maître des lieux, dont le réel talent de compositeur et le son mélodieux, puissant, très « coltranien« , mais surtout sincère, ne font que confirmer tout le bien qu’on pensait de lui et surtout qu’il faudra continuer à penser Delplancq lorsqu’on évoquera le jazz belge et européen.

« Talisman » est donc un bel et bon album, totalement abouti, qui ne laissera que le moment d’une ou deux ballades, le temps de reprendre son souffle, avant de redémarrer dans le monde musical de Monsieur Delplancq.

 » En v’là du jazz, en v’là ! Et c’est du bon croyez-moi « .

Talisman sur Talisman-Music

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…