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Entrez dans la danse


Pina est un film pour Pina Bausch de Wim Wenders.
C’est un film dansé en 3D, porté par l’Ensemble du Tanztheater Wuppertal et l’art singulier de sa chorégraphe disparue à l’été 2009.
Ses images nous convient à un voyage au cœur d’une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs – cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice. (allociné.fr)
Attention… Événement. L’hommage rendu par Wenders à l’œuvre de Pina Bausch est absolument sublime. Se basant sur quatre des principales œuvres de la chorégraphe (Le Sacre du Printemps, Cafe Müller, Kontakthof, Vollmond), le film mêle captation (sur scène ou en plein air, dans les environs de Wuppertal) et brefs témoignages des danseurs ayant travaillé avec Pina. Le résultat, qui ne s’embarrasse donc pas des codes habituels du documentaire et qui se revendique pleinement comme un hommage, est un véritable émerveillement. Le pouvoir magique de Pina, outre la beauté fulgurante des chorégrahies, est dû en grande partie à la 3D. N’y voyez là aucune stratégie commerciale là-derrière, mais bien un réel choix artistique qui, à en voir le résultat, s’est avéré on ne peut plus pertinent. Wim Wenders avait d’ailleurs attendu d’être pleinement convaincu par la 3D pour l’utiliser. Cette technologie, dont la réputation a tant été ternie par cette foule de blockbusters hollywoodiens opportunistes « gonflés » (et non tournés, nuance!) en 3D pour des résultats parfois désastreux (à l’exception notoire de Avatar, de James Cameron), offre cette fois-ci une réelle plus-value. Grâce à elle, le cinéaste réussit une fascinante fusion entre danse et cinéma. Wenders l’a bien compris: les deux arts sont faits de mouvements et d’espace, et la 3D les fusionne de la plus belle manière qui soit. La 3D fait danser main dans la main la mise en scène de Wenders (sa plus belle depuis longtemps) avec celle de Pina Bausch. Pina est un film vibrant, vivant. Au-délà cette réussite artistique, le spectateur ne pourra qu’être ému par la sincérité avec laquelle Wenders rend hommage à son amie décédée il y a deux ans (ils devaient initialement faire le film ensemble). Pina, outre son mérite d’ouvrir grand les portes de l’avenir de la 3D au cinéma, est un film unique, à ne manquer sous aucun prétexte.

Dès mercredi dans les salles équipées.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…