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Eternal by Branford Marsalis


Le saxophoniste américain Branford Marsalis a composé “Eternal” pour toutes les femmes qui le remercient, après le spectacle, des émotions ressenties lorsqu’il leur interprète de douces ballades.

Un fait est certain, Marsalis aime et comprend les femmes, car rarement un album ne leur a aussi bien parlé. Sans jamais tomber dans la guimauve romantique, cet enregistrement est d’une exceptionnelle pureté et sensualité. A ce stade, ce n’est plus de la musique mais un chant d’amour, une ode à la beauté de la femme : huit morceaux finement ciselés, le son du saxophone aussi léger qu’un voile emporté par la brise, un souffle chaud et délicat, chuchotant ses notes avec la même tendresse que des mots susurrés à l’oreille.

Même le pianiste Joey Calderazzo et le batteur Jeff Tain Watts, pas réellement connus pour faire dans la dentelle, en ont le souffle coupé et se la jouent moderato, totalement sous le charme de Branford Marsalis.

Eternal est un album qui surprend par sa beauté et par les grandes qualités musicales de ses interprètes. Et il faut écouter ”Gloomy sunday“ ou “Eternal“ pour définitivement savoir comment parler d’amour à une femme.

Dans la complicité de moments volés dans un hôtel ou dans la sérénité partagée d’un coucher de soleil sur les rives du Nil. Pour une Femme éternellement belle.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…