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Etre homosexuel sous Mussolini


Dans l’Italie fasciste, les homosexuels ont subi des persécutions et, dès 1928, certains d’entre eux furent confinés sur des îles du sud de l’Italie. Si, au début, n’étaient concernés que ceux «coupables» de méfaits, dix ans plus tard, la mesure s’étendit à tout «suspect», sur simple dénonciation. C’est l’histoire de l’un d’entre eux que raconte une bande dessinée italienne, En Italie, il n’y a que des vrais hommes, traduite chez Dargaud.

Deux journalistes tournent un film sur un couturier de Salerne envoyé dans une île au large des Pouilles à la fin des années 1930. Ils vont chercher le vieil homme chez lui pour l’emmener sur l’île mais le vieil homme, devenu acariâtre, se montre peu coopérant. Alternant présent et passé, Luca de Santis et Sara Colaone racontent avec intelligence la vie recluse d’une poignée d’hommes contraint de recréer entre eux de nouveaux liens sociaux. Dans ce monde tantôt pacifique, tantôt violent, où l’humour fait parfois officie de soupape, de nouvelles amitiés se créent, comme celle qui va lier le héros à un jeune séminariste devenu la proie d’individus mal intentionnés.

Dans leur préface, les auteurs d’un livre paru en 2004 sur le même sujet rappellent que l’homophobie est restée longtemps ancrée en Italie et que, jusqu’à la fin des années 1980, la question n’a jamais été abordée, les victimes elles-mêmes s’abstenant de toute revendication. L’ouvrage se termine par l’interview d’un homosexuel arrêté en 1939 et ayant subi le confinement durant cette période.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…