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Etre un enfant ailleurs


Les éditeurs de littérature jeunesse multiplient les initiatives passionnantes qui permettent au lecteur d’être aussi un acteur dans son monde. Il y a quelques années, Gallimard Jeunesse a ainsi lancé une collection en tous points remarquable, Le Journal d’un enfant, qui se décline sous deux modes différents: d’une part, historique – être un enfant pendant la Première ou la Deuxième Guerre mondiale, pendant la révolution industrielle, chez les Indiens d’Amérique, à Pompéi sous l’empire roman -, d’autre part contemporain – en Inde, au Brésil aujourd’hui. Ces dans cette dernière série qui viennent de paraître deux nouveaux titres qui nous emmènent au Japon et au Maroc.

La couverture est fermée par un rabat aimanté comme s’il s’agissait d’un vrai journal et, après une brève présentation du pays (géographie, chronologie historique), de multiples sujets sont abordés sous le système traditionnel de doubles pages illustrées par de nombreux dessins. C’est donc un enfant qui parle – la Tokyoïte Keiko et Hassan qui habite un village berbère de l’Anti Atlas marocain. Le jeune narrateur raconte sa vie de tous les jours, dans sa famille, à l’école, au marché, en voyage dans une autre ville, il parle des coutumes de son peuple, commente ses habitudes alimentaires, ses jeux et distractions, etc. Le lecteur découvre de la sorte comment vivent les enfants de son âge dans d’autres régions du globe. Et, au sein de colonnes en bord de pages, figurent des indications documentaires, factuelles, historiques et autres en rapport avec ce qui est dit. Une collection à mettre dans toutes les petites mains.

Une réaction sur “Etre un enfant ailleurs”

  1. françoise Pichon dit :

    Dommage que mon fils ait déjà 15 ans. Par contre, c’est une idée géniale pour les cadeaux aux enfants de la famille et des amis. Je vais aussi transmettre l’info à une cousine directrice d’école primaire ! Et puis, j’y ai surtout trouvé l’idée de beaux livres à offrir au jeune fils des mes voisins turcs qui sont absolument charmants et solidaires dans les soucis du quotidien !
    Bonne chance à cette collection et bravo pour l’idée

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…