Etre un enfant ailleurs
Les éditeurs de littérature jeunesse multiplient les initiatives passionnantes qui permettent au lecteur d’être aussi un acteur dans son monde. Il y a quelques années, Gallimard Jeunesse a ainsi lancé une collection en tous points remarquable, Le Journal d’un enfant, qui se décline sous deux modes différents: d’une part, historique – être un enfant pendant la Première ou la Deuxième Guerre mondiale, pendant la révolution industrielle, chez les Indiens d’Amérique, à Pompéi sous l’empire roman -, d’autre part contemporain – en Inde, au Brésil aujourd’hui. Ces dans cette dernière série qui viennent de paraître deux nouveaux titres qui nous emmènent au Japon et au Maroc.
La couverture est fermée par un rabat aimanté comme s’il s’agissait d’un vrai journal et, après une brève présentation du pays (géographie, chronologie historique), de multiples sujets sont abordés sous le système traditionnel de doubles pages illustrées par de nombreux dessins. C’est donc un enfant qui parle – la Tokyoïte Keiko et Hassan qui habite un village berbère de l’Anti Atlas marocain. Le jeune narrateur raconte sa vie de tous les jours, dans sa famille, à l’école, au marché, en voyage dans une autre ville, il parle des coutumes de son peuple, commente ses habitudes alimentaires, ses jeux et distractions, etc. Le lecteur découvre de la sorte comment vivent les enfants de son âge dans d’autres régions du globe. Et, au sein de colonnes en bord de pages, figurent des indications documentaires, factuelles, historiques et autres en rapport avec ce qui est dit. Une collection à mettre dans toutes les petites mains.

Dommage que mon fils ait déjà 15 ans. Par contre, c’est une idée géniale pour les cadeaux aux enfants de la famille et des amis. Je vais aussi transmettre l’info à une cousine directrice d’école primaire ! Et puis, j’y ai surtout trouvé l’idée de beaux livres à offrir au jeune fils des mes voisins turcs qui sont absolument charmants et solidaires dans les soucis du quotidien !
Bonne chance à cette collection et bravo pour l’idée