Facebook

Etre un enfant ailleurs


Les éditeurs de littérature jeunesse multiplient les initiatives passionnantes qui permettent au lecteur d’être aussi un acteur dans son monde. Il y a quelques années, Gallimard Jeunesse a ainsi lancé une collection en tous points remarquable, Le Journal d’un enfant, qui se décline sous deux modes différents: d’une part, historique – être un enfant pendant la Première ou la Deuxième Guerre mondiale, pendant la révolution industrielle, chez les Indiens d’Amérique, à Pompéi sous l’empire roman -, d’autre part contemporain – en Inde, au Brésil aujourd’hui. Ces dans cette dernière série qui viennent de paraître deux nouveaux titres qui nous emmènent au Japon et au Maroc.

La couverture est fermée par un rabat aimanté comme s’il s’agissait d’un vrai journal et, après une brève présentation du pays (géographie, chronologie historique), de multiples sujets sont abordés sous le système traditionnel de doubles pages illustrées par de nombreux dessins. C’est donc un enfant qui parle – la Tokyoïte Keiko et Hassan qui habite un village berbère de l’Anti Atlas marocain. Le jeune narrateur raconte sa vie de tous les jours, dans sa famille, à l’école, au marché, en voyage dans une autre ville, il parle des coutumes de son peuple, commente ses habitudes alimentaires, ses jeux et distractions, etc. Le lecteur découvre de la sorte comment vivent les enfants de son âge dans d’autres régions du globe. Et, au sein de colonnes en bord de pages, figurent des indications documentaires, factuelles, historiques et autres en rapport avec ce qui est dit. Une collection à mettre dans toutes les petites mains.

Une réaction sur “Etre un enfant ailleurs”

  1. françoise Pichon dit :

    Dommage que mon fils ait déjà 15 ans. Par contre, c’est une idée géniale pour les cadeaux aux enfants de la famille et des amis. Je vais aussi transmettre l’info à une cousine directrice d’école primaire ! Et puis, j’y ai surtout trouvé l’idée de beaux livres à offrir au jeune fils des mes voisins turcs qui sont absolument charmants et solidaires dans les soucis du quotidien !
    Bonne chance à cette collection et bravo pour l’idée

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…