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Faire l’amour ?


La mort naturelle, Agnès Olive, Paris : Stock, 2010. 185 p. 17 €

Curieux roman… Marie est volage, elle aime l’amour qu’on fait, pas celui qui attache. Alors voilà, elle butine, passe d’un lit à l’autre sans état d’âme, la vie est courte. Jusqu’au jour où elle rencontre Philippe Toussaint, journaliste renommé, qui déprime. Philippe est le mari de Claire. Claire est la meilleure amie de Marie. Enfin, était. Ou ne le sera plus longtemps. Philippe et Marie deviennent amants, c’est l’amour parfait, donc impossible. Parce que Philippe va mourir dans ses bras, dans le lit d’hôtel où ils se retrouvent.
Alors, c’est vraiment pas de chance. D’autant que, comme l’amant est connu, il y a risque d’enquête. Marie s’enfuit, Marie appelle les secours, Marie se cache.
Le tout avec un style qui étonne, amuse, agace parfois, une histoire que l’on ne lâche pas même si on se dit que quand même, on l’a déjà lue si souvent. Et à la fin, la question : n’y aurait-il pas, quelque part, au niveau de l’intertexte ou de l’interrupteur, quelque chose comme un clin d’œil à notre Jean-Philippe Toussaint et sa Marie à qui il a si bien “fait l’amour” ?

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…