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Feutre noir et tsitsit, allez au diable !


Voici encore une idée de lecture pour les vacances (paru en version de poche, plus facile à transporter)! Un roman comme on les aime : drôle (très drôle même !) et iconoclaste. Pour dire vrai, il fallait oser l’écrire ce petit bijou (La Lamentation du prépuce) : Shalom Auslander, un jeune écrivain juif new-yorkais, relève le gant et décrit le milieu juif orthodoxe dans lequel il a grandi. Narrateur de sa propre histoire, le jeune Shalom supporte de moins en moins d’avoir à porter une kippa à la piscine, d’attendre 6h après avoir mangé du veau pour boire un verre de lait, et de ne pas pouvoir allumer la télé le jour du Shabbat. Les règles l’assomment et au début de l’adolescence, il décide de provoquer Dieu. Il se goinfre de hot-dogs, lit des magazines cochon et attend en tremblant la vindicte du Très-Haut… mais rien ne se passe. Lui aurait-on menti ? Dieu est-il, oui ou non, cet être mesquin et sourcilleux qui surveille en permanence les faits et gestes de ses ouailles ? Shalom décide de livrer une guerre à Dieu car il est indubitablement croyant et cette faiblesse l’agace.  

Parvenu à l’âge adulte, Shalom épouse Orli (juive aussi peu orthodoxe que lui) et coupe les ponts avec sa famille. Mais apprenant qu’il va être père, il est partagé entre son besoin vital de se tenir à l’écart de tout fondamentalisme religieux et paradoxalement un besoin de racines. Se pose alors la question : va-t-il faire circoncire son fils ?

Le livre est la preuve de ce nouvel adage (inventé à l’instant juste pour vous) : « Chassez le religieux, il revient au galop ». Shalom est tiraillé entre l’éducation qu’il a reçue et ses convictions personnelles. A croire qu’il ne faut pas moins d’une génération entière pour se dépatouiller d’un ancrage religieux culpabilisant. A méditer !

 La Lamentation du prépuce, Shalom Auslander, traduit de l’américain par Bernard Cohen, 10/18, 305p.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.