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Francesca de Rimini


Auteur d’une dizaine d’ouvrages dont Le Dernier des Mozart, Jacques Tournier sort au Seuil un très beau roman sur l’Italie du 13ième siècle, en plein conflit entre Guelfes et Gibelins. Le podestat de Rimini, Malatesta, n’a de cesse d’envahir Ravenne gouverné par le sage Guido Polenta. Ce dernier comprend que le seul moyen d’empêcher la guerre est de conclure un mariage entre les deux familles ennemies. C’est ainsi qu’il offre sa fille, la ravissante Francesca de Rimini, à Giovanni, le fils aîné de Malatesta, un infirme de naissance terriblement brutal. La malheureuse se retrouve par devoir d’état mariée à un être abject qu’elle ne peut absolument pas aimer. Mais comme toute bonne histoire regorge de rebondissements, celle de Tournier fait rapidement entrer en scène le beau et doux frère cadet lui-même marié, Paolo. La suite, on la devine aisément : une histoire d’amour naît entre eux, le mari Giovanni l’apprend et se venge en poignardant les deux amants…

L’histoire est classique certes mais elle ravit grâce à la plume de Tournier et aux habiles allusions au roman de Chrétien de Troyes, Lancelot du Lac.   

 Francesca de Rimini, Jacques Tournier, Seuil, 118p.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…