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Fresques et frasques


Frida Kahlo, la beauté terrible, Gérard de Cortanze, Albin Michel, 207 pages

« Fresques et frasques ». C’est ainsi qu’on pourrait résumer, en un raccourci un peu facile,
la vie de Diego Riviera. Ce n’est pourtant pas de lui a priori que traite le
dernier essai de Gérard de Cortanze paru chez Albin Michel, Frida Kahlo, la beauté terrible.
Et pourtant, en filigrane, Gérard de Cortanze dévoile beaucoup du peintre et du
mari. On sent qu’il ne l’aime pas beaucoup, cet « ogre » du muralisme. Il lui
préfère la belle Frida, meilleure peintre que Diego, à l’en croire. Dans son
livre (à mi-chemin entre essai et biographie), il restitue la vie de Frida, son
accident, ses débuts en peinture, sa rencontre avec Breton, avec Trotski et
bien d’autres. Une balade aussi dans le Mexique du début du XX° siècle. A lire
pour le bonheur de re-découvrrir cette femme fougueuse, cette amoureuse
maudite, cette artiste de génie.

Réagissez

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…

    • Il faut

      Après avoir soufflé un grand coup en direction de Paris dimanche soir, il faudra à nouveau retenir sa respiration, cette fois pour une durée indéterminée, auvu du résultat des législatives en Grèce. Les deux partis (Pasok et Nouvelle Démocratie) qui ont approuvé les ukases de la Troika ont perdu, au bénéfice de partis (de la Gauche radicale aux néo-nazis) condamnant les mesures d’austérité sur les salaires et les retraites. L’UE, comme prévu, menace de ne plus verser l’aide promise : et pourtant, dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas un retour à la case zéro…