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Gracq, l’intraitable


On sait combien Julien Gracq était un homme exigeant, voire difficile. Refusant de voir ses livres publiés ailleurs que chez son éditeur de toujours, José Corti, lequel pratiquait encore l’art si peu populaire des impressions non rognées, ce qui nécessitait le recours à un coupe-papier pour, au moins, donner l’impression que l’on avait lu le livre !
Or, Gracq était un grand amateur des livres audio. Et il a choisi – c’est assez remarquable pour le faire savoir – un éditeur belge, Autrement Dit, pour réaliser l’enregistrement d’au moins deux de ses chefs-d’œuvre.

GRACQ_Balcon_ptUn balcon en forêt est une histoire magnifique qui se situe dans les Ardennes, au début de la guerre 39-45. Un officier a pour mission de garder un fortin de la Ligne Maginot. Pas loin de là, dans un chalet, vient s’installer une ravissante jeune femme…
GRACQ_Syrtes_ptOn ne présente plus Le rivage des Syrtes, sans doute le roman de Gracq le plus connu. Un récit magique, somptueux, impossible à situer dans le temps ni l’espace, et qui pourrait se passer partout et toujours. L’attente, la confrontation, l’ennui… J’ai toujours pensé à la chanson de Brel, « Zangra », en lisant le roman de Gracq (et réciproquement…).

Les deux romans sont lus ici par Alain Carré, toujours au service du texte, fidèle à la « manière » de la maison : le texte, rien que le texte.

Pour vous procurer ces disques, disponibles aussi en téléchargement, cliquez ici.
Extrait d’Un Balcon en forêt

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Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…