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Horla au Japon


Nagasaki, Eric Faye, Paris : Stock, 2010. 112 p. 14 €

Pourquoi les éditeurs ont-ils si peur du terme « nouvelle » ? Sur la couverture du dernier livre d’Eric Faye, on lit « roman », alors que, décidément, ce texte est une parfaite nouvelle. Tout part, comme souvent pour ce genre, d’un fait divers avéré : un Japonais finit par découvrir qu’une femme vit chez lui, à son insu, et ce depuis un an. Bien entendu, il passe par une phase où les indices de cette intrusion sont mal interprétés, et l’on frôle l’angoisse du narrateur du « Horla » de Maupassant.
Un petit monsieur très ordinaire, une femme en rupture de banc, SDF en quête, malgré tout, d’une certaine dignité, un micro-drame contemporain. Au-delà du fait, l’écrivain s’interroge sur les conséquences de cet événement sur cet homme, puis, en faisant intervenir l’autre voix, celle de la femme, sur les raisons qui l’ont poussée, elle, à vivre ainsi. Et c’est peut-être là que l’auteur est allé un poil trop loin, dans une chute qui n’était pas vraiment utile.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.