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Horla au Japon


Nagasaki, Eric Faye, Paris : Stock, 2010. 112 p. 14 €

Pourquoi les éditeurs ont-ils si peur du terme « nouvelle » ? Sur la couverture du dernier livre d’Eric Faye, on lit « roman », alors que, décidément, ce texte est une parfaite nouvelle. Tout part, comme souvent pour ce genre, d’un fait divers avéré : un Japonais finit par découvrir qu’une femme vit chez lui, à son insu, et ce depuis un an. Bien entendu, il passe par une phase où les indices de cette intrusion sont mal interprétés, et l’on frôle l’angoisse du narrateur du « Horla » de Maupassant.
Un petit monsieur très ordinaire, une femme en rupture de banc, SDF en quête, malgré tout, d’une certaine dignité, un micro-drame contemporain. Au-delà du fait, l’écrivain s’interroge sur les conséquences de cet événement sur cet homme, puis, en faisant intervenir l’autre voix, celle de la femme, sur les raisons qui l’ont poussée, elle, à vivre ainsi. Et c’est peut-être là que l’auteur est allé un poil trop loin, dans une chute qui n’était pas vraiment utile.

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…