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Into the white


Banquises, Valentine Goby, Paris : Albin Michel, 2011. 247 p. 18 €

Sarah est folle de musique et d’acoustique. Folle aussi de Diane. Laquelle meurt. Pour guérir de la dépression qui suit ce deuil, à 20 ans, elle décide de partir pour le Groenland. Ses parents et sa jeune sœur l’accompagne à l’aéroport. Et là commence une attente qui durera plus de 27 ans, Sarah ne donnant plus jamais signe de vie.
27 ans plus tard donc, sa sœur part sur les traces de sa sœur disparue. Depuis cette date tragique, elle a vécu avec le sentiment de ne pas exister aux yeux de ses parents, incapables de se faire à cette disparition pire qu’une mort.
On retrouve ici le style très particulier de Valentine Goby, dur, incantatoire parfois, qui va au cœur des esprits et des situations. Dans le froid et le blanc, Lisa découvre moins sa sœur qu’un monde inconnu, menacé par les mutations climatiques et sociologiques. Une manière de revisiter “Into the Wild” — à cette différence notoire qu’on ne sait rien des motivations du fugueur ni de son sort…

Réagissez

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…

    • Il faut

      A toutes les malédictions qui frappent la Grèce oubliée des Dieux, il faut ajouter celle d’avoir vu émerger aux législatives du 6 mai un parti néo-nazi, qui a très vite donné sa pleine mesure. D’abord, les journalistes ont été contraints de se lever quand le chef de cette clique est arrivé à la conférence de presse – ceux qui ont refusé étaient exclus de la salle. Ensuite, on l’a interrogé sur la manière dont il aborderait la question de l’immigration si son parti entrait au Gouvernement. Réponse : « Je vous laisse imaginer… » C’est parfaitement clair, dans son obscurité même…