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Jef Neve The musicien à découvrir


Si le jazz se limitait au swing de Count Basie, ou au tempo d’Oscar Peterson, il y aurait bien longtemps dès lors, que le pianiste belge Jef Neve aurait quitté la sphère jazz pour se mettre au service de la musique contemporaine et ce à partir de ses compositions personnelles.

Par contre, si le jazz reste un état d’esprit et cette liberté de jouer, un art de vivre, une manière de ressasser le passé tout en recherchant une différence ; alors pas de problèmes, Jef Neve est bel et bien un véritable jazzman.

Comment pourrait-on d’ailleurs en douter quand on sait que ce sympathique et charismatique artiste, aussi sensible que romantique, aussi dynamique que débordant d’énergie, à la fois ouvert sur le monde mais aussi respectueux des anciens, que cet artiste a produit en quelques petites années cinq albums tous marqués du sceau de l’originalité.

Soul in a picture , son dernier opus est peut être le point culminant non seulement de sa liberté de compositeur mais aussi de cette merveilleuse cohésion, entretenue avec ses deux frères d’aventures : à savoir le bouillonnant Teun Verbruggen à la batterie et Piet Verbist, véritable métronome du cœur et maître es contrebasse.

Pas d’équivoque pour ce trio qui frappe aux portes de la gloire toute européenne, avec un album mixant pièces orgasmiques, et d autres romantiques quand elles ne sont pas tout simplement d’inspiration classique. Mais toujours avec cette présence sempiternelle de Jef derrière chaque son, et surtout ce parfum de délires annonçant une aventure qui ne fait que commencer. A suivre comme toujours .

Soul in a picture ; by Jef Neve sur Universal records Etienne Payen

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…